Le caporal-chef Anicet Girardin, maître-chien de 31 ans du 132e régiment d’infanterie de Suippes, a tragiquement perdu la vie ce jeudi des suites de ses blessures subies lors d'une embuscade orchestrée par le Hezbollah au Liban. Le président de la République, Emmanuel Macron, a confirmé la nouvelle.
Engagé depuis près de dix ans, Anicet Girardin avait été grièvement touché par des tirs de combattants du Hezbollah alors qu'il tentait de secourir son chef d’équipe, le sergent-chef Florian Montorio, qui est décédé sur le coup. Catherine Vautrin, la ministre des Armées, a précisé que Girardin était violemment attaqué tout en accomplissant son devoir.
Le parcours militaire de Girardin a été exemplaire. Après avoir terminé sa formation, il s'est spécialisé dans l'aide à la recherche et à la détection d'explosifs, formant un binôme efficace avec son chien, Jokko. L’Armée de terre a salué son sérieux et sa capacité à se distinguer parmi ses pairs. Il avait déjà effectué des missions de déploiement au Liban en 2019 et au Mali en 2022, avant de se rendre au Liban à nouveau en janvier.
Un hommage dans sa ville natale de Reims prévu en mai
Originaire de Reims, Anicet Girardin a laissé dans le deuil sa compagne, avec qui il s'était pacsé l'été dernier, ainsi qu'un jeune fils. Le maire de Reims, Arnaud Robinet, a annoncé qu'un hommage solennel serait organisé les 7 et 8 mai en son honneur.
Notons que son régiment avait également participé à des missions de sécurité pour des événements importants, comme la Coupe du monde de rugby 2023. Anicet Girardin avait admiré la coopération entre lui et son chien, expliquant comment ils inspectaient les lieux avant les grandes manifestations. À cette occasion, il avait déclaré dans un entretien à L’Union que "laisser de l’initiative à l’animal aide à éviter la lassitude".







