La ministre déléguée chargée de l’Égalité femmes/hommes, Aurore Bergé, a pris la parole sur la situation délicate entourant Patrick Bruel, actuellement accusé de plusieurs actes liés aux violences sexuelles. Lors de son intervention sur RTL, elle a souligné l'importance cruciale de 'respecter à la fois la parole des victimes et la présomption d'innocence'.
Aurore Bergé a précisé : Respecter la voix des victimes est primordial. Mais il en va de même pour la présomption d'innocence. C'est un équilibre complexe à maintenir, reflétant notre État de droit, qui doit être notre priorité.
Les accusations contre le chanteur, qui continue actuellement à se produire dans la pièce Deuxième partie de Samuel Benchetrit, ont suscité de vives réactions, y compris une pétition signée par une cinquantaine d'artistes et d'associations féministes, réclamant l'annulation de sa tournée à l’échelle nationale et internationale.
La ministre a déclaré que la décision de poursuivre ses activités artistiques relève de Bruel et de ses producteurs, précisant qu'il n’a pas encore été condamné, étant donné que ces enquêtes sont à leurs débuts. Elle a admis que sa présence à un concert susciterait des interprétations politiques, rendant la question complexe.
Patrick Bruel, 66 ans, fait l'objet d'enquêtes pour deux plaintes distinctes. L'une concerne des faits remontant à 2012 lors d'un festival à Saint-Malo, tandis que l'autre, déposée en mars dernier, porte sur une agression supposée datant de 1997 au Mexique. De plus, une enquête a également été initiée en Belgique après qu'une plainte a été déposée pour des faits similaires dans la capitale belge.
Ce dernier aspect a vu le jour à la suite des déclarations d'une professionnelle de l'industrie cinématographique française à l'étranger, portant une résonance médiatique sur les allégations portées contre Bruel. Le chanteur, à travers son avocat, a fermement démenti ces accusations, niant toute contrainte lors de ses interactions et réaffirmant son incapacité à dépasser un refus.
La ministre Bergé, dans un contexte déjà tendu autour des violences faites aux femmes, appelle donc à une prudence équilibrée, car chaque accusation mérite d'être examinée tout en préservant les principes fondamentaux de justice.







