Le programme de service national de 10 mois introduit par Emmanuel Macron suscite un vif intérêt, avec plus de 2 300 candidatures reçues pour seulement 1 800 places ouvertes à l’automne 2026, a déclaré le général Arnaud Goujon, sous-directeur du pôle recrutement-jeunesse.
« Aujourd'hui, je compte plus de 2 300 dossiers de candidature, dont 1 600 jeunes en attente d'évaluation », s'est réjoui le général lors d'un entretien avec le chef d'état-major de l'armée de Terre, le général Pierre Schill. Une part significative, soit 22%, de ces postulants est représentée par des jeunes femmes, ce qui marque un changement notable dans l'image traditionnelle de l'engagement militaire.
Les jeunes de 18 à 25 ans ont eu la possibilité de postuler jusqu’au mois d’avril, pour débuter entre septembre et novembre. Ces volontaires auront la chance d'expérimenter une année de césure qui pourrait faciliter leur rentrée scolaire ou universitaire l'été suivant.
Les unités de combat en tête des préférences
Les deux généraux ont noté que près de 90% des candidats expriment un intérêt pour les unités de combat, telles que l'infanterie ou l'artillerie, tandis que des opportunités dans des métiers variés comme la logistique ou le renseignement sont souvent moins sollicitées. Le général Schill a encouragé les jeunes à explorer l'éventail des possibilités offertes par le service national.
Pour 2026, les armées prévoient d'enrôler 3 000 jeunes, un objectif qui augmentera à 4 000 en 2027 et atteindra 10 000 d’ici 2030, avec une ambition finale de 42 500 en 2035. Les candidats intégrés passeront un mois de formation de base et seront rémunérés à hauteur de 800 euros bruts par mois durant leur service.
Le général Pierre Schill a exprimé sa conviction que cette initiative fournira une expérience enrichissante tant pour les jeunes que pour l'armée : « Je suis certain que cela contribuera à renforcer l'esprit de défense », a-t-il souligné.







