Le corps sans vie d'Hakima Boukerouis, découvert dans un tonneau en janvier 2005, a enfin été identifié. Selon la presse locale, cet avancement s'inscrit dans le cadre d'une campagne internationale de l'organisation Interpol, qui a été relancée en 2023.
Durant plus de 20 ans, la victime, surnommée « la femme à la couronne dentaire Richmond », n'avait pas de nom. C'est à travers la vaste opération « Identify Me » d'Interpol, lancée pour redonner leur identité à des femmes assassinées ou disparues, que son histoire a ressurgi. Selon un communiqué de l'organisation, Hakima est la cinquième victime à avoir été identifiée depuis le début de cette initiative, qui repose sur la sensibilisation du public et des campagnes médiatiques.
Des détails troublants sur la victime
Selon Interpol, Hakima Boukerouis, âgée d'une trentaine d'années, est décédée entre septembre et octobre 2004, alors que sa disparition n'avait jamais été signalée. Son corps a été retrouvé dans un bidon en plastique le 7 janvier 2005, sur une route forestière près de Saint-Quirin, et présentait plusieurs lésions liées à des armes blanches, comme l'avait indiqué le parquet à l'époque.
Le corps était soigneusement dissimulé, enveloppé dans des sacs-poubelles et attaché avec des cordes. Interpol a également souligné qu'un bidon similaire avait été observé dans la rivière Sarre Rouge un mois avant la découverte du corps. Le rapport stipule que la victime, mesurant 1m60, était vêtue d'un débardeur rose et avait reçu des soins dentaires coûteux, comprenant une couronne Richmond.
Un suspect identifié et interpelé
Le cas était resté classé sans suite pendant près de quatre ans avant que la campagne Identité Me ne lui redonne une nouvelle vie. Les enquêteurs ont utilisé de l'ADN familial pour identifier Hakima, aboutissant à l'arrestation de son ancien mari, suspecté d'être impliqué dans son meurtre. Selon Interpol, il s'agit de la première arrestation consécutive à cette opération.
Le suspect, interpellé en juin 2025, aurait été mis en examen et placé en détention, avant d'être libéré sous contrôle judiciaire en septembre de la même année. Le procureur de Metz n'a pas souhaité commenter ces révélations sur le cas.
Un appel à poursuivre les enquêtes sur les cold cases
Valdecy Urquiza, le secrétaire général d'Interpol, souligne l'importance de continuer à enquêter sur ces affaires non résolues. Actuellement, 42 autres femmes restent à identifier dans le cadre de cette campagne, comme l'indiquent les propos de l'organisation. Chacune de ces histoires rappelle que derrière chaque dossier, se cache un drame humain complexe.







