Ce week-end du 8 au 10 mai 2026 marque un tournant pour le Grand Belfort Hockey Club, qui s’illustre en quart de finale du Trophée fédéral, équivalent à la quatrième division. La patinoire Christian Ochem accueille cette compétition avec l'espoir d'une montée historique vers la troisième division. Les Lions de Belfort réaliseront cet objectif s’ils émergent victorieux des trois matches décisifs.
L'aboutissement d'une dynamique prometteuse
Afin de marquer cette première saison terminée à la première place de la zone nord, le capitaine des Lions, Nicolas Ochem, souligne l’« alchimie » unique qui a émergé au sein de l'équipe. Ce mélange de jeunes talents et de joueurs expérimentés, comme Tarik Chipaux, a su insuffler une nouvelle dynamique.
« Nous avons bien préparé cette phase finale et nous sommes très motivés », exprime Ochem avec conviction. Il n’éprouve aucune appréhension face à la concurrence, incluant notamment les tenants du titre, les Français volants de Paris, et les équipes de Charleville-Mézières et Serre Chevalier.
La source de motivation est d’autant plus forte pour lui, car chaque match est une pensée pour son père, Christian Ochem, pionnier de la patinoire aujourd’hui éponyme.
Un club en essor et une communauté mobilisée
Le succès du Grand Belfort Hockey Club repose également sur la qualité de sa formation, permettant à de nombreux joueurs d’accéder à l’équipe première. Emmanuel Estrangin, président du club, évoque le désir de monter en division supérieure, souhaitant ainsi inspirer les jeunes. Il invite le public à remplir les tribunes lors des événements et souligne l’importance d’un bon résultat pour attirer davantage de spectateurs, notamment les jeunes licenciés lors de la journée portes ouvertes prévue le 8 mai.
Défis financiers à relever
Emmanuel Estrangin est conscient des défis financiers liés à une éventuelle montée en D3. Le fossé entre la quatrième et la troisième division est significatif, nécessitant une approche semi-professionnelle pour attirer de nouveaux talents, incluant potentiellement des renforts étrangers. Les coûts de déplacement seront également un enjeu majeur.
« Nous devons travailler en collaboration avec la commune afin de garantir un soutien politique pour ce projet », ajoute Estrangin. Actuellement, l’équipe première n’a pas de budget alloué, alors qu’un budget classique pour évoluer en troisième division serait de l'ordre de 60 000 euros, un seuil que le club aspire à atteindre pour réaliser ses ambitions.







