Le mariage controversé d'un Algérien sous OQTF à Chessy : quand la loi l'emporte sur les principes

Un mariage refusé par le maire, mais la justice a imposé son chemin.
Le mariage controversé d'un Algérien sous OQTF à Chessy : quand la loi l'emporte sur les principes

Olivier Bourjot, maire de Chessy, avait un dilemme. Ce printemps, un couple — un Algérien sous OQTF et une Finlandaise — avait déposé une demande de mariage qui a suscité une vive controverse. Selon les informations rapportées par Le Parisien et confirmées par Le Figaro, le maire avait refusé de célébrer l'union, estimant que la motivation se cachait derrière une volonté de régulariser la situation de l'Algérien plutôt qu'un réel engagement amoureux.

Le Code civil impose qu'à la mairie, les futurs mariés soient auditionnés séparément avant l'union. Lors de cette session, l'Algérien aurait indiqué que son intention ne relevait pas d'un véritable désir de mariage, ce qui avait amené le maire à signaler l'affaire au procureur de la République. Toutefois, le parquet, arguant que l'OQTF était devenue caduque en raison de délais de non-exécution, avait décidé de ne pas s'opposer à l'union.

Mais la situation a pris un tournant en décembre 2025, lorsque le tribunal de Meaux a ordonné la célébration du mariage dans un délai de 48 heures. Malgré ses convictions, Bourjot a annoncé sa démission, laquelle fut refusée par la préfecture pour préserver la continuité du service public.

« Pour nous, ce mariage est insincère »

En février 2026, l'ex-maire fut condamné à une amende quotidienne de 500 euros tant que les bans n'étaient pas publiés. D'autres pénalités étaient également en jeu, menaçant de l'obliger à gérer une amende de 3 000 euros par jour si le mariage n'était pas célébré. Finalement, les bans ont été publiés le 26 février.

C'est Cyril Marsaud, le nouveau maire, qui a procédé à la célébration. Bien que la législation ait dû être respectée, il a exprimé son opinion sur cette situation, qualifiant le mariage d'« insincère ». Il a cependant affirmé que la loi devait primer, ne voulant pas que la mairie se retrouve en mauvaise posture financière face aux amendes infligées par la justice.

« À un certain moment, il faut respecter la loi. Je ne veux pas que les habitants paient le prix de cette incohérence de l'État », a-t-il déclaré, selon le rapport du Parisien. Entre obligations légales et convictions personnelles, la mairie de Chessy se retrouve plongée au cœur d'un débat sur le rôle des élus face aux contraintes juridiques.

Mariages sous OQTF : l’Association des maires de France réclame une « modification législative »

Lire aussi

Strasbourg retrouve son éclairage public : une décision audacieuse de Catherine Trautmann
La maire Catherine Trautmann annonce le rétablissement de l'éclairage public dans toutes les rues de Strasbourg. Une décision qui vise à améliorer la sécurité des habitants.
19h26
La CEDH se prononce sur le droit au logement : un coup dur pour les mal-logés
La CEDH a rejeté les demandes de 15 mal-logés en reconnaissant des délais déraisonnables d'exécution. Analyse des enjeux et réactions des experts.
18h36
Inquiétude à Villejuif : des enfants inhalent une substance suspecte à l'école
Des élèves de Villejuif ont inhalé une poudre blanche, potentiellement de la kétamine. Les pompiers interviennent suite à cet incident préoccupant.
17h45
Week-end de l'Ascension : préparez-vous à un exode sur les routes françaises
Découvrez les prévisions de trafic pour le pont de l'Ascension et les routes à éviter pour un voyage serein.
14h48
Le Nancy Jazz Pulsations 2026 s'annonce avec des têtes d'affiche prometteuses
Découvrez les premiers noms du festival Nancy Jazz Pulsations 2026, un rendez-vous musical incontournable à Nancy, du 3 au 17 octobre.
13h46
CEDH confirme la position de la France face aux mal-logés déclarés prioritaires
La CEDH a rendu un jugement en faveur de la France concernant des mal-logés qui attendaient leur relogement. Analyse de la situation actuelle du droit au logement opposable.
12h39