Le 27 avril dernier, un jeune garçon de 5 ans a frôlé la noyade au centre aquatique Les Nymphéas, sauvé in extremis par un autre enfant et une femme présente sur place. Vincent Monnier, le maire de Noisy-le-Grand, a pris des mesures immédiates en mettant fin aux contrats de deux animateurs responsables ce jour-là.
L'ancien maître nageur Krim, qui a travaillé plusieurs années au centre aquatique, souligne l'impact de cet incident : « Cet incident aurait pu avoir des conséquences tragiques. » En effet, le drame a eu lieu lors d'une sortie à la piscine organisée par le centre de loisirs de l'école La Varenne.
A la suite de cet événement, le maire a suspendu temporairement les deux animateurs concernés, invoquant des « défaillances dans la surveillance des enfants » suite aux premiers résultats de l'enquête. Vincent Monnier a déclaré : « J'ai agi en fonction des premiers retours et des entretiens menés. »
La sécurité des enfants au cœur des priorités
Quelques jours plus tard, les deux animateurs ont été définitivement licenciés. « Ils ne travailleront plus pour la municipalité », a précisé le maire. Par ailleurs, il a également décidé de suspendre les activités périscolaires extérieures jusqu'à nouvel ordre. « Nous nous engageons à réviser les protocoles de sorties à la piscine ainsi que l'encadrement général d'ici la rentrée », a-t-il ajouté.
Un des maîtres nageurs présents a également été mis à pied à titre conservatoire. La direction du centre aquatique Les Nymphéas, géré par le groupe Recrea, a lui aussi été impliquée dans l'affaire.
Face à cette anxiété grandissante parmi les parents, le maire a reçu le 6 mai la mère de l'enfant secouru pour discuter des mesures à prendre. Sur Facebook, une demande a également été lancée pour retrouver et remercier l'enfant et la femme qui ont agi rapidement pour sauver le jeune garçon.
Un appel à la vigilance et à l'organisation
Les premiers résultats de l'enquête menée par le service départemental de la jeunesse mettaient en lumière que ce n'est pas un enfant du centre de loisirs qui a initialement sauvé la victime, mais un autre jeune présent au bassin. Ce dernier a alerté une adulte, qui a réagi en pratiquant les gestes de secours.
Krim, ancien maître nageur depuis quatre ans, insiste sur le fait que le manque de personnel a joué un rôle crucial dans cette situation. « L'organisation des activités aquatiques exige un nombre suffisant d'encadrants. La règle fondamentale est qu'il doit y avoir un maître nageur par bassin », affirme-t-il. Selon lui, il est impératif d'améliorer la gestion des ressources humaines dans ce secteur. La direction du centre aquatique n’a pas souhaité commenter la situation actuelle.
En tant que responsable d’un autre établissement aquatique à Villeneuve-le-Roi, Krim déplore les critiques injustifiées envers les maîtres nageurs. « On ne peut pas uniquement blâmer les maîtres nageurs. Il est essentiel de revoir l'organisation et la surveillance au sein des infrastructures. La vigilance doit être constante, même avec des dispositifs de sécurité tels que les brassards », conclut-il.







