Ce 20 mai marque la journée mondiale des abeilles, une occasion idéale pour mettre en lumière le rôle essentiel de ces insectes pollinisateurs. En Côte-d'Or, on dénombre environ 650 apiculteurs, mais un seul vétérinaire apicole, Laurent Labourdette. Pour célébrer cette journée, ICI Bourgogne vous invite à découvrir son métier passionnant.
Rencontrons ce vétérinaire au nord de Côte-d'Or, à Veuxhaulles-sur-Aube, à la frontière de la Haute-Marne, où Laurent Labourdette s'apprête à réaliser une consultation peu ordinaire. Bien qu'il passe une bonne partie de sa semaine à soigner des chiens et des chats dans un cabinet classique, il consacre également un temps précieux aux abeilles. En tant que membre du groupement de défense sanitaire apicole de Côte-d'Or, il aide les apiculteurs à comprendre et à traiter les problèmes de santé de leurs colonies.
Une consultation sous haute protection
Vêtu d'une combinaison hermétique digne d'un cosmonaute, le vétérinaire se rapproche des ruches de Jean-Noël Bourgeois, un apiculteur local qui récolte entre 250 et 500 kilos de miel par an. Il observe avec minutie les larves, notant une inquiétante mortalité. "Ces larves sont atteintes de couvain sacciforme, un virus qui les affaiblit," explique-t-il, en imitant les gestes d'un chimiste en pleine analyse.

Durant sa consultation, le vétérinaire réalise des prélèvements et explique son processus. "Je vais rechercher les parasites. En endormant les abeilles, je peux évaluer le taux d'infestation par des varroas, des parasites particulièrement nuisibles," ajoute-t-il.
Les menaces se multiplient
Les abeilles sont confrontées à de nombreuses menaces, notamment des parasites, des virus et des maladies. "Le métier d'apiculteur est aujourd'hui plus complexe. Les apiculteurs amateurs, souvent sans formation, ont de plus en plus de difficulté à gérer leurs ruches à cause des pesticides et du changement climatique," déclare Laurent. "C'est principalement auprès d'eux que j'interviens aujourd'hui," ajoute-t-il.
Après avoir terminé l'auscultation, le vétérinaire procède au diagnostic : "Il semble que le couvain sacciforme soit le problème principal, en plus d'une possible loque européenne. C'est un virus qu'il faut surveiller attentivement," conclut-il. Avant de partir, il range soigneusement ses échantillons, prêts à être analysés pour affiner son diagnostic.







