Dans un contexte de préoccupations croissantes autour de la cancérologie à Strasbourg, Robert Herrmann, président de la Ligue contre le cancer du Bas-Rhin, a annoncé sa démission du conseil d'administration de l'institut Strauss. Cet établissement, aux côtés des Hôpitaux universitaires (HUS), représente l'un des principaux acteurs du secteur oncologique dans la région.
La décision de Herrmann intervient six mois après la scission de l'institut de cancérologie Strasbourg Europe (Icans), une séparation motivée par des conflits de gouvernance. Depuis cette rupture, de nombreux patients se plaignent d'une offre dégradée de soins qui se traduit par des chimiothérapies retardées et un manque de communication entre les différentes structures concernées.
Sur le même chemin d'erreurs répétées
Robert Herrmann souligne que la situation actuelle est préoccupante et laisse présager de nouvelles difficultés. "On n’a jamais réellement fait le bilan de la scission de l'Icans. Dans quelles conditions est-ce que ça a échoué ?" a-t-il déclaré. À ses yeux, il est impératif de tirer les leçons de cette scission pour éviter de reproduire les mêmes erreurs alors qu'un projet de centre de cancérologie à Strasbourg est en cours de développement.
Dans un communiqué, Herrmann appelle à une meilleure communication entre les HUS et l'institut Strauss, exhortant à ce que le nouveau projet ne soit pas le fruit d'une duplication, mais d'une réelle complémentarité. "Les moyens alloués à la santé restent limités", rappelle-t-il, d'où l'importance de ne pas gaspiller ces ressources précieuses.
La situation demeure donc incertaine pour les acteurs de la cancérologie à Strasbourg, et les patients espèrent une amélioration rapide de leurs conditions de soins.







