Une formation novatrice de cavalier d’entraînement a vu le jour en décembre à l’hippodrome de Royan, répondant ainsi aux exigences de la filière équine. Ce programme vise à offrir une nouvelle chance aux demandeurs d’emploi.
Malgré une blessure causée par un pur-sang, Faustine, 22 ans, arbore un sourire déterminé. Ancienne commerçante, elle a fait le choix de plonger dans le monde captivant des courses hippiques. "Ce n’est pas grave, ce sont les risques du métier," dit-elle, illustrant son engagement.
Le 18 décembre 2025, Faustine fait partie des dix participants ayant intégré cette formation. Celle-ci leur enseigne comment faire marcher, trotter et galoper les chevaux sur la piste, en leur apportant également des soins quotidiens et en maintenant l'écurie. Cette initiative a été mise en place par la CARA (Communauté d’agglomération Royan Atlantique), en partenariat avec l’AFASEC et France Travail, financée par OCAPIAT.
« Ils découvrent certains muscles »
Les nouveaux cavaliers pourront se faire recruter dans l'une des cinq écuries de course du Pays royannais, comme les Écuries Nicolle et Fourcy, qui soutiennent ce projet. Selon Jacques Ricou, ancien jockey et acteur clé de cette formation, "entre 450 et 500 chevaux ont besoin d'être entraînés quotidiennement sur notre territoire." Cela témoigne d'une véritable demande sur le marché d'emploi.
Le salaire initial est compris entre 1 800 et 2 000 euros nets par mois, auquel s’ajoutent des primes. Cependant, une grande motivation est essentielle pour réussir dans ce cursus exigeant, qui requiert également une bonne condition physique. "Les cavaliers montent cinq chevaux par jour, peu importe les conditions climatiques, et doivent commencer tôt le matin," précise Jacques Ricou.
Steven Le Bot, formateur, souligne la différence avec l’équitation classique : "Les cavaliers vont découvrir de nouveaux muscles. La vitesse et l'équilibre sont essentiels. Les chevaux, plus sensibles, nécessitent une écoute attentive." Dans cette première promotion, sept filles et trois garçons, âgés de 18 à 33 ans, s’engagent avec passion. Arthur, 20 ans, souligne l’intérêt qu’il porte à ce milieu : "L'entraînement, ça me plaît vraiment. Bien que ce soit physique, je suis ravi d’être ici, dans la terre des courses d’obstacles," conclut-il, préparant son cheval.







