Un nouveau tournant dans l'affaire des airbags défectueux de Takata : Citroën a déclaré le 17 février un rappel de 247 000 C3 et DS3, produites entre 2008 et 2013, en instaurant une mesure de stop-drive. Cela signifie que ces véhicules doivent être immobilisés immédiatement. Que faire si vous êtes concerné par ce rappel ?
Identification des véhicules impactés
Les voitures touchées sont celles immatriculées entre 2008 et 2013, situées au nord de la ligne de démarcation Lyon-Clermont-Ferrand. Initialement, Citroën avait prévu un simple rappel sans immobilisation. Toutefois, en raison de la gravité de la situation, la suspension de l'utilisation des véhicules est désormais une exigence. Les conducteurs concernés recevront sous peu un avis de Citroën les invitant à se rendre dans un garage pour le remplacement de l’airbag défectueux.
Pour ceux qui ne veulent pas attendre, il est possible de vérifier immédiatement si votre véhicule est concerné. Rendez-vous sur le site de Citroën et entrez votre numéro de série, un code alphanumérique de 17 caractères que vous trouverez sur votre certificat d'immatriculation ou votre carte verte d'assurance.
Concernant les C3 et DS3 post-2013, Citroën a rassuré en déclarant, par l'intermédiaire de son directeur général dans Le Parisien, qu'aucun risque spécifique n’a été détecté, bien que ces modèles restent sous surveillance.
Délais de remplacement
Plus de 245 000 airbags doivent être remplacés en France, ce qui pourrait entraîner un certain retard. Citroën prévoit un délai d'environ deux mois pour les remplacements dans le nord du pays, avec 40 000 airbags déjà disponibles en stock. En moyenne, il vous faudra attendre environ cinq jours pour obtenir un rendez-vous chez un concessionnaire. En attendant le remplacement, il est crucial de ne pas utiliser votre véhicule.
Comprendre la géographie du rappel
Ce rappel concerne uniquement les véhicules situés au nord de la ligne Clermont-Ferrand - Lyon, car ceux qui circulent au sud de cette ligne sont plus exposés aux conditions climatiques extrêmes, selon la justification de Citroën en 2024. Cette décision n’a pas été sans controverse. Dans les mois qui ont suivi, le rappel a donc été élargi au nord, introduisant une mesure de stop-drive sans précédent en France.
D'autres fabricants tels que Volkswagen, Nissan, BMW et Toyota ont déjà effectué des rappels massifs liés aux airbags Takata, un problème qui touche au total une trentaine de marques automobiles. Pour rappel, Takata, l'entreprise à l'origine de cette affaire, a fait faillite en 2017.







