Une étude récente de la Fondation pour l’enfance, rendue publique ce vendredi, met en lumière des chiffres préoccupants concernant les violences éducatives en France. Ainsi, 83 % des parents déclarent avoir eu recours à des violences verbales ou psychologiques, et 37 % à des violences physiques au cours de l’année écoulée. Ce rapport fait également état d'un phénomène dérangeant : "36 % des parents considèrent la fessée comme une méthode éducative valable", un constat alarmant relayé par des médias comme franceinfo et France Inter.
La Fondation pour l’enfance déplore une "légitimité persistante des punitions corporelles et une banalisation forte des violences psychologiques". Les résultats de l’étude montrent que, dans le cadre d'éducations dites "ordinaires", 39 % des parents estiment que les punitions corporelles sont justifiées lorsque leur enfant manifeste de la violence, tandis que 21 % le pensent lorsque l'enfant se comporte mal.
Une différence notable entre les pères et les mères
Ce rapport révèle également une divergence significative dans les perceptions entre les hommes et les femmes. Selon cette étude, les pères tendent à être plus favorable aux punitions corporelles : "40 % croient que ces méthodes sont parfois nécessaires, contre seulement 25 % des mères". Ce constat suggère des disparités importantes dans les philosophies éducatives au sein des foyers.
Dans une déclaration suivie de l'étude, la Fondation pour l’enfance a appelé à "mieux informer sur le développement de l’enfant", estimant qu'une compréhension approfondie des besoins émotionnels et des impacts des violences éducatives pourrait aider à prévenir les abus. Il est crucial que les familles soient conscientisées sur les conséquences des violences éducatives sur le bien-être des enfants.
Méthodologie : cette enquête a été réalisée par l’IFOP auprès de 1 005 parents d’enfants âgés de 0 à 17 ans entre le 30 janvier et le 9 février 2023, via internet.







