La préfecture de la Meuse a pris un arrêté pour interdire la manifestation prévue par les opposants au projet Cigéo, le 19 avril prochain à Bure. Cette décision est motivée par le fait que ni l'événement ni les organisateurs n'avaient été dûment déclarés.
Des responsables de la préfecture évoquent également un "risque d'atteintes graves à l'ordre public". En effet, le préfet de la Meuse a exprimé des préoccupations concernant la présence potentielle de groupes radicaux susceptibles d’adopter des comportements violents. Cette mise en garde a soulevé des interrogations parmi les militants qui dénoncent une stigmatisation de leur mouvement. Ils ont réagi en déclarant : "la violence est attribuée à celles et ceux qui tentent d’y résister."
Depuis le début de la semaine, une mobilisation est en cours contre ce projet d'enfouissement de déchets radioactifs, qui suscite des inquiétudes tant écologiques que sociales. Ce mouvement s'oppose également à l'expulsion de l'ancienne gare de Luméville-en-Ornois, un lieu symbolique de la lutte antinucléaire ayant été exproprié l'année dernière. Cette gare est un point de ralliement pour de nombreux opposants.
Par ailleurs, la préfecture a annoncé la mise en place de zones d'exclusion, interdisant la circulation des personnes et des véhicules autour des installations de l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), qui porte le projet Cigéo. Ces décisions visent à prévenir tout incident lors des manifestations à venir.
Des débats publics sont attendus autour de cette lutte antinucléaire, alors que de nombreux experts pointent des risques environnementaux significatifs associés au projet Cigéo. Le collectif "Bure debout" appelle à la vigilance et à la solidarité face aux mesures jugées répressives. Pour plus d'informations, consultez la documentation officielle de la préfecture.







