C'est une évolution discrète mais qui va transformer vos habitudes. À compter du 1er avril 2023, les tickets de caisse papier disparaîtront de notre quotidien, marquant un tournant significatif pour l'environnement, mais soulevant des questions sur la gestion de vos données personnelles.
Un report inattendu vers avril
La suppression de l'impression automatique des tickets de caisse dans divers commerces, restaurants et distributeurs avait initialement été programmé pour le 1er janvier 2023. Cependant, face aux préoccupations exprimées par certains distributeurs et associations de consommateurs, le gouvernement a décidé de repousser cette date au 1er avril 2023, un décret ayant été publié en date du 15 décembre 2022.
Les enjeux de cette réforme
Cette initiative, inscrite dans la loi du 10 février 2020 visant à lutter contre le gaspillage et à promouvoir l'économie circulaire, répond à deux objectifs majeurs : réduire l'impact environnemental et protéger la santé publique. Chaque année, près de 30 milliards de tickets de caisse sont imprimés, dont la majorité termine à la poubelle, engendrant un gaspillage considérable. De plus, ces tickets contiennent des substances nocives qu'il est urgent d'éradiquer.
Quels commerces seront concernés ?
Avec cette réforme, les tickets liés aux paiements par carte dans les supermarchés, restaurants ou cinémas deviendront entièrement numériques. De même, les bons d'achat et les tickets promotionnels seront remplacés par des formats dématérialisés. Cela dit, les achats de biens durables comme les appareils électroménagers continueront de générer des tickets papier. De plus, les tickets pour les transactions annulées ou les opérations avec crédit resteront en format papier, garantissant ainsi un suivi adéquat.
Les nouvelles pratiques de ticketing
Les tickets de caisse papier seront remplacés par des versions dématérialisées que vous recevrez par e-mail, SMS ou via une application associée. Toutefois, cela pose la problématique de la collecte des données personnelles, avec le risque que les enseignes les exploitent à des fins commerciales sans que vous en soyez pleinement conscient.
Les préoccupations face à cette transition
C'est pourquoi la CNIL et diverses associations de consommateurs expriment des réserves. Elles s'interrogent sur la façon dont les données des consommateurs seront utilisées et si un consentement explicite sera effectivement recueilli. Se poserait alors la question de savoir comment ce consentement sera consigné. Est-il réaliste de s'attendre à ce que chaque achat soit accompagné d'une signature papier ou d'une promesse verbale ? Autre point sensible : l'absence de ticket numérique pourrait rendre difficile la vérification des achats, compliquant ainsi les retours ou les réclamations, comme le souligne 60 Millions de consommateurs.







