Le surimi, ce petit bâtonnet orangé au goût de poisson, s'est établi comme un incontournable des goûters français. Bien qu'il soit facile à consommer, son origine révèle une réalité préoccupante : il est bel et bien classé parmi les aliments ultra-transformés, potentiellement nuisibles pour la santé.
Le surimi : plus qu'un simple bâtonnet de crabe
Depuis plusieurs décennies, le surimi connaît un franc succès en France, principalement lors des apéritifs ou intégré dans des salades. Avec près de 24 000 tonnes achetées en 2023, ce produit se classe juste derrière les crevettes (40 000 tonnes) et devant d'autres aliments marins comme le saumon fumé.
Contrairement à la croyance populaire, souvent renforcée par les publicités, le surimi ne contient presque pas de crabe. La réalité est que sa véritable définition stipule qu'il s'agit d'une préparation faite principalement de chair de poisson, généralement du colin d'Alaska ou du merlu blanc, agrémentée d'arômes de crustacés et d'autres additifs.
Le surimi : un aliment ultra-transformé
Le surimi tel que nous le consommons aujourd'hui en France est le résultat de processus industriels lourds. En effet, sa composition a beaucoup évolué, réduisant la proportion de chair de poisson à seulement 30 % à 45 % pour respecter la norme de production. Cette norme garantit au consommateur qu'il achète un produit conforme, mais derrière cela, on trouve un mélange d'autres ingrédients comme des amidons, des sucres, et des arômes artificiels.
Les bâtonnets de surimi, souvent orangés en raison de l'ajout de pigments, subissent une série de transformations. Une fois la pâte obtenue, elle est cuite à la vapeur, façonnée, puis emballée, laissant peu de place à des ingrédients naturels. La majorité des ingrédients ne servent qu'à parfaire le goût ou la texture.
Ingrédients et risques pour la santé
Le surimi contient plusieurs additifs tels que des émulsifiants et des exhausteurs de goût. Ces éléments rendent sa consommation facile, mais aussi risquée. En effet, ce type d’aliment ultra-transformé possède une faible valeur nutritionnelle, souvent riche en sel et en sucre, et pauvre en fibres et vitamines.
Des études révèlent une corrélation entre la consommation élevée d'aliments ultra-transformés et des maladies telles que l'hypertension, le diabète, l'obésité, et même certains cancers. Ainsi, bien que le surimi puisse être consommé occasionnellement, sa consommation régulière n'est pas recommandée, notamment par ceux cherchant à adopter une alimentation équilibrée.







