Autrefois plébiscité pour les constructions, le bardage en bois cède aujourd'hui le pas à des alternatives en PVC ou en bois composite, souvent moins écologiques bien que plus légères. Face à des enjeux environnementaux croissants, de plus en plus de personnes se tournent vers le bois, reconnu pour son authenticité et sa durabilité, à condition d'être correctement entretenu.
Pourquoi est-il crucial de protéger le bardage en bois ?
Pour des surfaces étendues, l'utilisation de lames de bardage longues facilite la pose. En revanche, pour les petites zones ou les toitures délicates, les bardeaux ou tavaillons sont appropriés. Ces derniers permettent également de valoriser le bois récupéré. Dans cet esprit, Audrey Bigot et Martin Barraud, dans leur ouvrage Auto-construire en réemploi – Donner une seconde vie aux matériaux, encouragent la réutilisation créative des matériaux, alliant ainsi économie et écologie.
Le choix de l'essence de bois dépend non seulement de l'esthétique, mais surtout de sa résistance aux conditions humides. Des essences comme le douglas, le chêne et le châtaignier (classe 3) sont idéales pour l'extérieur, tandis que le mélèze (classe 4) peut même entrer en contact direct avec l'eau ou le sol.
Avant d'appliquer un bardage, il est essentiel de bien préparer le support, surtout si les lames récupérées sont recouvertes de peinture ou de vernis. Il faudra poncer, brosser et nettoyer à l'eau pour un résultat optimal.
Les solutions de protection pour un bardage en bois
Que vous préfériez des lames de bardage longues, courtes, ou de différentes épaisseurs, vous avez le choix de laisser le bois brut, qui grisonnera avec le temps, ou d'opter pour une protection durable. Voici trois solutions de protection respectueuses de l'environnement :
1. Huiles naturelles
L'huile de lin, connue pour son coût modique, offre une protection limitée. Généralement mélangée avec de l'huile de térébenthine pour une meilleure absorption, elle doit être manipulée avec prudence en raison de son potentiel d'auto-inflammabilité.
Les mélanges d'huiles, comprenant souvent de l'huile de lin, des huiles végétales et de la cire, permettent de protéger le bois tout en préservant son aspect naturel.
Le goudron de pin, traditionnellement utilisé en Norvège, est une autre option efficace. Naturelle et résistante, cette résine protège le bois contre l'humidité et son dégradation.
2. Peinture suédoise
Connue pour sa longévité et son efficacité, la peinture suédoise, à base de farine et d'huile de lin, est utilisée depuis des siècles dans les pays nordiques. Elle laisse respirer le bois tout en offrant une large palette de couleurs grâce à des pigments naturels. Pour couvrir 15 à 18 m², vous aurez besoin de :
- 350 g de farine
- 4 l d'eau
- 0,5 l d'huile de lin
- 0,5 l de savon noir
- 100 g de sulfate de fer
- Pigments naturels
Mélangez les ingrédients pour créer une peinture efficace qui nécessite une réapplication tous les ans, puis tous les dix ans après un simple brossage.
3. Bois brûlé
La technique du bois brûlé, originaire du Japon où elle est appelée yakisugi, protège le bois contre les insectes, les UV et le feu. Cette méthode ancestrale, adoptée aussi par les agriculteurs français pour les clôtures, peut être réalisée à l'aide d'un chalumeau. Après brûlage, le bois doit être gratté pour révéler son veinage. Il est conseillé de finir avec une couche d'huile pour une durabilité accrue.







