La lutte contre la pollution est devenue un impératif mondial, poussant de nombreux pays à adopter des stratégies pour contrôler la pollution de l’air, mais également de l’eau et du sol. Ces polluants, souvent invisibles, ont des répercussions négatives sur la végétation de nos jardins et espaces verts.
Les impacts de la pollution de l’air
En raison de la non-conformité de certains États membres de l’Union européenne, comme la France, aux normes de qualité de l’air, des mesures ont dû être mises en place. En février 2018, Nicolas Hulot, alors ministre de la transition écologique, a proposé un plan d’action auprès de la Commission Européenne pour réduire les émissions polluantes. Ces mesures visent à garantir un air pur pour tous les Français, en réglementant notamment les émissions liées aux véhicules et aux chauffages.
Les sources de pollution comprennent les gaz d’échappement des véhicules, la fumée des chauffages au bois non efficaces, et une circulation dense à grande vitesse. Ces polluants, tels que le dioxyde de soufre et l’ozone, engendrent des particules fines, invisibles mais particulièrement nocives.
Ces substances polluantes bouchent les pores des feuilles, provoquant des nécroses qui limitent l’absorption de lumière, entraînant un jaunissement et, éventuellement, la mort de la plante. Parfois, cependant, certaines plantes tirent parti du gaz carbonique, alors que les plantes d’intérieur dépolluantes peuvent contribuer à atténuer les effets de ces polluants.
Les effets de la pollution du sol
La pollution des sols provient majoritairement des métaux lourds et des hydrocarbures, souvent apportés par le ruissellement lors de pluies. Les activités industrielles et l’accumulation de déchets sont souvent à l’origine de cette contamination, qui peut se transmettre par les eaux souterraines aux végétaux. Les polluants courants incluent les hydrocarbures, les solvants, et un éventail de toxines comme le plomb et le mercure.
Au jardin, ces métaux lourds entravent l’absorption des nutriments essentiels, tandis que les hydrocarbures créent un effet d’étouffement sur les racines des plantes, altérant leur développement et leur santé.
Les conséquences de la pollution de l’eau
L’eau est également touchée par la pollution, un problème accentué par les hydrocarbures, les nitrates et les résidus de pesticides issus de l’usage excessif d’engrais chimiques. Ces substances, non dégradables, affectent les sols et les nappes phréatiques, infiltrant ainsi les cultures et, par extension, la chaîne alimentaire humaine et animale.
Des résidus de pesticides ont été détectés dans des fruits et légumes non bio en France, dépassant les limites maximales autorisées. De plus, même les cultures bio ne sont pas épargnées, car elles peuvent être contaminées par des pesticides présents dans l'eau souterraine, une situation qualifiée de contamination extérieure.







