Le printemps marque le retour des jardins en pleine floraison. Les rayons du soleil nous poussent souvent à arracher les mauvaises herbes ou à couper des branches. Cependant, certaines tailles sont prohibées pendant cette période.
À cette époque où la nature reprend vie, les arbres bourgeonnent et les jardiniers se mettent au travail, les oiseaux commencent également à nicher. En fait, au printemps, de nombreuses espèces d'oiseaux trouvent refuge pour reproduire, et leur population est en danger. Selon l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), "32 % des espèces d'oiseaux nicheurs sont menacées d'extinction en France". En élargissant ce constat, le CNRS indique que les populations d'oiseaux en Europe ont diminué de "25 % en 40 ans", atteignant jusqu'à 60 % pour les espèces vivant dans les milieux agricoles. Au-delà du climat, la biodiversité subit aussi les effets de la crise écologique. Ainsi, une des actions à éviter au printemps est de tailler les arbustes et les haies.
les raisons de l'interdiction de taille des haies entre mars et août
Les haies et arbustes sont considérés comme des "habitats essentiels pour la biodiversité", selon la Direction départementale des territoires de l'Oise. Ils sont non seulement protecteurs contre les inondations et les coulées de boue, mais fournissent aussi abri et nourriture aux animaux. En particulier, ces espaces sont des refuges cruciaux pour les oiseaux, mais également pour divers mammifères, insectes et amphibiens. Tailler ces plantes pendant la période de nidification peut entraîner des conséquences graves, du dérangement de nids à l'abandon, compromettant ainsi la reproduction des espèces.
Pour cette raison, la taille des haies, arbustes et arbres isolés est formellement interdite pour les agriculteurs soumis à la Politique Agricole Commune (PAC) entre le 16 mars et le 15 août. Les particuliers ne sont pas obligés de respecter cette interdiction, mais l'Office français de la biodiversité recommande de ne pas couper ni élaguer arbres et haies entre le 15 mars et le 31 juillet. Si vous possédez une espèce protégée par le Code de l'Environnement dans votre jardin, vous devez également suivre cette règle. En outre, certains arrêtés préfectoraux ou municipaux peuvent renforcer cette obligation localement. Il est donc conseillé de vérifier auprès de votre mairie pour éviter une amende pouvant atteindre 150.000 euros, ou même jusqu’à 3 ans de prison.
Source : Code de l'Environnement ; Office français de la biodiversité ; Direction départementale des territoires de l'Oise







