Une défaillance dans un logiciel de l'Unedic a conduit à une surestimation des trimestres validés pour les chômeurs depuis 1984. Ce phénomène soulève des questions essentielles concernant ses conséquences.
Origine de la défaillance de calcul
Une enquête parue le 12 mai dans le quotidien Les Echos révèle qu'une erreur dans un programme informatique a touché le calcul des trimestres pour les chômeurs. La méthode initiale de calcul, qui consiste à diviser le nombre de jours indemnisés par 50, a été altérée. Par exemple, pour 90 jours de chômage, le calcul donne 90/50 = 1,8, qui devrait être arrondi à un trimestre. Cependant, l'algorithme a mal interprété ce chiffre, arrondissant au nombre supérieur, conduisant ainsi à une validation erronée de deux trimestres.
Conséquences financières notables
Les répercussions de cette erreur s'étendent sur plusieurs décennies. Depuis 1984, l’automatisation des données a permis cette attribution excessive de trimestres, entraînant des pertes significatives pour le système de retraite. Selon la Cnav, l'impact financier total sur cette période est estimé à 300 millions d'euros, une somme modeste par rapport aux 1300 milliards d'euros distribués en retraites.
Regroupement des trimestres erronés
Une mise à jour des données sera effectuée pour corriger cette anomalie. Dans un communiqué du 12 mai, l'Assurance retraite a précisé que les retraites déjà liquidées ne feront pas l'objet de révisions. Les assurés nés avant 1955 profiteront donc de cette attribution erronée. Par exemple, parmi ceux ayant pris leur retraite en 2008, seulement 0,7 % ont quitté leur emploi un trimestre plus tôt, tandis que 3,0 % ont bénéficié d'un léger avantage. L'actualisation concernera uniquement les assurés nés après le 1er janvier 1955. Pour vérifier votre relevé de carrière, consultez le site de la Cnav (www.lassuranceretraite.fr) ou contactez votre Caisse de retraite pour plus d'informations.







