Les marchés financiers mondiaux étaient en mode d'observation jeudi, attentifs à l'évolution des négociations de paix au Moyen-Orient, tout en assimilant une nouvelle série de rapports financiers des entreprises. À Paris, l'indice a reculé de 0,14%, tandis qu'à Milan, la baisse était de 0,27%. En revanche, Londres a enregistré une légère hausse de 0,29%, et Francfort a progressé de 0,36%.
À Wall Street, l'indice Nasdaq et le S&P 500 ont inscrit de nouveaux records à la clôture, augmentant respectivement de 0,36% et 0,26%. Le Dow Jones a également enregistré une légère avancée de 0,24%. Patrick O'Hare de Briefing.com indique que "la dynamique est lancée" et que les investisseurs observent avec intérêt jusqu'où cette tendance peut les mener.
Wall Street bénéficie d'indices jugés encourageants concernant le conflit au Moyen-Orient, notamment des déclarations récentes du président américain. Donald Trump a annoncé que l'Iran était prêt à rendre une partie de son uranium enrichi, une condition essentielle pour progresser vers un accord, tout en mentionnant un cessez-le-feu au Liban.
"Ils ont accepté de nous rendre la poussière nucléaire", a déclaré Trump, utilisant une terminologie caractéristique pour évoquer les stocks d'uranium, et ajoutant : "Il y a de très bonnes chances que nous parvenions à un accord". Cependant, cette déclaration reste à confirmer, l'Iran n'ayant pas encore réagi aux nouvelles en cours de discussion.
Un aspect à surveiller demeure la prudence entourant le pétrole. Jose Torres d'Interactive Brokers souligne que les prix du pétrole ont enregistré une hausse ressentie ce jeudi, avec le baril de Brent atteignant 99,39 dollars, soit une augmentation de 4,70%. Le WTI a également vu son prix grimper à 94,69 dollars, en hausse de 3,72%.
La tension demeure élevée autour du détroit d'Ormuz, emprunté habituellement par un cinquième des exportations mondiales de brut, maintenant bloqué par l'Iran. Stephen Schork de The Schork Group évoque la situation en affirmant que les prix du pétrole demeurent hautement volatils et précaires. ING a rapporté une perte quotidienne d'environ 13 millions de barils provenant du Golfe.
"Si la situation se détériorait à nouveau et que la fermeture du détroit d'Ormuz se prolongeait, nous pourrions assister à une flambée des prix" prévient Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.
En Europe, les résultats d'entreprises suscitent une attention particulière. À Zurich, Barry Callebaut a connu une chute de plus de 15% après avoir annoncé des résultats décevants face à une forte baisse des prix du cacao. À Londres, Tesco a réussi à afficher un bénéfice en hausse pour l'exercice 2025-2026, bien qu'il s'inquiète des impacts des conflits au Moyen-Orient sur ses résultats immédiats, entraînant une hausse de son action de 4,13%.
À Paris, Pernod Ricard a vu son action baisser de 0,54%, impacté par le conflit en cours et en plein processus de fusion avec l’américain Brown-Forman. Pendant ce temps, à Wall Street, PepsiCo a annoncé un solide résultat trimestriel avec une croissance des ventes de boissons en Amérique du Nord, permettant à son action de grimper de 2,28%.







