Dans la préfecture de l’Indre, un nouveau critère rebat les cartes du marché. Le choix entre une maison traditionnelle et un pavillon moderne n’est désormais plus simplement une question de goût, mais aussi de considérations budgétaires à long terme.
« Un marché sensiblement identique à celui de l’an passé avec un portefeuille de biens plutôt étoffé », observe Clément Delaume, directeur de Human Châteauroux. « Une fin d’année un peu compliquée, mais c’est plutôt pas mal depuis, surtout concernant les biens au-dessus de 200.000 € », ajoute Olivier Prodault, de l’agence Era Chapelot. « On est sur un marché relativement équilibré où l’offre satisfait la demande. Les prix restent stables », complète Ludovic Dagois, directeur de Century 21 adressimmo.
La préfecture de l’Indre continue son évolution immobilière, tantôt calmes, tantôt tumultueuses. La tendance actuelle révèle un changement d'orientation : le coût énergétique pèse de plus en plus dans les choix des acquéreurs. « C’est assez récent, mais la demande pour les maisons anciennes de ville s’effondre. Les acheteurs se tournent vers des habitations moins énergivores, et dans leur esprit, cela signifie souvent un pavillon », explique Ludovic Dagois.
À terme, ce changement pourrait entraîner une baisse relative des prix des maisons traditionnelles tout en favorisant une hausse de ceux des pavillons dans l’agglomération. Actuellement, « on peut encore dénicher des deux-pièces entre 90.000 et 120.000 €, mais ce ne sera pas en hypercentre », précise Olivier Prodault.
Dans l’hypercentre, il faut plutôt tabler sur environ 350.000 € pour une maison de 250 m², avec jardin et garage, tandis qu’un bien de 150 m² sans garage et sans travaux se vendra autour de 260.000 € dans le quartier prisé des Marins. D'autres secteurs attractifs, comme celui de Strasbourg, voient des maisons de 210 m² avec jardin se vendre autour de 220.000 €. Vers l’Hippodrome, de grandes maisons rénovées avec jardin se négocient autour de 355.000 €.
Dans ces quartiers dynamiques, les appartements trouvent aussi leur place. Dans le quartier du Château Raoul, un appartement de 160 m² est affiché à 500.000 €, tandis qu'un autre de 236 m² au cœur de la ville est proposé à 315.000 €. Un appartement de standing, face au tribunal, a été vendu presque à 2.000 € du mètre carré.
« Pour acquérir un bien rénové dans Châteauroux intraboulevards, il faut envisager un budget de 180.000 à 200.000 € », estime Clément Delaume. Bien que quelques « bonnes affaires » persistent, comme ces deux maisons à rénover dans le quartier Strasbourg, vendues respectivement 60.000 et 80.000 €, ou ce 50 m² à 65.000 € dans les Marins.
Pour dénicher des biens habitables en dessous de 100.000 €, il faudra aller au-delà des boulevards, comme cette maison de 100 m² dans le quartier Blaise-Pascal ou une autre de 50 m² dans le quartier PMC, toutes deux sans travaux, vendues 95.000 €.
Prix moyen au m² pour une maison à Châteauroux : 1.511 €







