Le conflit au Moyen-Orient a entraîné une hausse inattendue de la demande de transit par le canal de Panama. Selon un rapport publié récemment par l'Autorité du canal (ACP), des pétroliers sont désormais prêts à payer jusqu'à quatre millions de dollars pour un passage rapide, en réaction à la guerre en cours.
Le détroit d'Ormuz, par lequel circule environ 20 % du pétrole mondial, a été bloqué par l'Iran, ce qui a obligé de nombreux acteurs du secteur à envisager des alternatives. "Ce blocage a significativement modifié les routes maritimes" explique une source de l'industrie à Reuters. De plus, les raffineries asiatiques commencent à privilégier l'approvisionnement en pétrole depuis la côte est des États-Unis, passant ainsi par le canal de Panama pour accéder aux marchés.
Des créneaux de passage attribués par enchère
Au mois de mars, le canal a enregistré une moyenne de 37 passages quotidiens, un chiffre en hausse par rapport à janvier, selon l'ACP. "Cette augmentation témoigne de l'évolution des schémas commerciaux mondiaux", ajoute l'ACP. Cependant, les navires sans réservation se voient contraints d'attendre jusqu'à cinq jours pour passer, d'où la nécessité d'enchères pour obtenir des créneaux de passage.
"Ces tarifs reflètent l'urgence de la situation actuelle et la demande accrue des clients", souligne l'ACP.
Les États-Unis et la Chine représentent les plus grands usagers de cette voie, qui représente environ 5 % du commerce maritime mondial. Au cours de la première moitié de l'exercice 2025/26, le canal a enregistré 6.288 navires, avec une augmentation de 3,7 % par rapport à l'année précédente, indiquent des statistiques officielles.







