Le géant américain de la verrerie O-I Glass a récemment annoncé une décision difficile concernant l'un de ses deux fours à l'usine de Reims. En raison d'un ralentissement significatif des expéditions de champagne, ce four sera mis à l'arrêt pour une durée d'au moins cinq mois, à partir de juin, selon les révélations du média l'Hebdo du vendredi.
Cette annonce, partagée lors d'un Comité social et économique (CSE) en avril, reflète la réalité difficile à laquelle fait face l'entreprise. Un représentant syndical a indiqué que la direction justifiait cette décision par une chute de 35 millions de bouteilles d'expédition attendue d'ici 2026, influence directe des taxes imposées par l'administration Trump sur les champagnes français. "Nous passerons de 300 millions de bouteilles en 2025 à seulement 265 millions", a-t-il précisé.
Un an plus tôt, des suppressions de postes
Cette nouvelle décision rappelle des souvenirs pénibles pour les employés, car l'année précédente, O-I Glass avait déjà procédé à la suppression de huit postes parmi les 252 présents sur le site. Ce déclin du marché, apparent depuis 2025, a poussé la direction à envisager un plan d’économie de 5 millions d’euros.
Le syndicat a exprimé sa préoccupation face à cette situation. Un responsable a commenté : "C'est une impression de déjà vu, mais nous sommes prudents et ne voulons pas anticiper le pire avant qu'il ne se produise." Malgré ces tensions, la direction a affirmé qu'un redémarrage du four est prévu pour novembre 2026, mais les employés restent sceptiques quant à la viabilité de cette promesse.
Cette situation met en lumière les défis auxquels le secteur viticole et les industries connexes doivent faire face, alors que des experts s'interrogent sur les mesures à prendre pour relancer l'activité du champagne. Selon des analyses, ce retournement pourrait impacter non seulement les usines de verre, mais également l'ensemble de la chaîne de production viticole en France.







