Les cadenas d'amour, omniprésents dans le quartier pittoresque de la petite Venise à Colmar, sont désormais prohibés. Tout contrevenant s'expose à une amende de 300 euros, suscitant des débats parmi la population locale et les visiteurs.
Cadenas retirés : une décision controversée
L'été dernier, près de 600 kilos de cadenas ont été démontés et recyclés par les services municipaux. Ce poids excessif sur les ponts a nécessité une intervention, signalant ainsi les dangers que cette tradition pouvait engendrer. Eric Straumann, maire de Colmar, a déclaré : "Depuis quelques jours, il n'y a plus aucune pose de cadenas sur ces différents supports. Cela répond aux attentes des Colmariens et de notre personnel".
Impact économique pour les commerçants
Les boutiques de souvenirs, bien que réticentes à aborder le sujet en public, reconnaissent un manque à gagner significatif. "Les clients continuent d'acheter, mais nous perdons un symbole cher au cœur de la petite Venise," confie Éloïse, une commerçante locale, qui notait auparavant une vente quotidienne d'une demi-douzaine de cadenas.
Réactions partagées des touristes
Les avis des visiteurs sur cette interdiction sont partagés. Jean-Marc, résident colmarien, s'exprime : "Ils auraient dû les laisser, c'est pour les amoureux." D'autres, comme Abby, une touriste anglaise, ajoutent : "Payer 300 euros pour ça, c'est trop cher, mais c'est une tradition mondiale." En revanche, Jérôme, un Polonais en visite, soutient que retirer ces cadenas était nécessaire pour éviter des problèmes de sécurité.
Pour le moment, aucune amende n'a été infligée pour les nouvelles installations de cadenas, mais la ville reste vigilante face à cette tradition qui, bien qu’appréciée, soulève des préoccupations de sécurité.







