Le 16 juin, le Parlement européen a donné son feu vert à l'accord commercial réalisé entre l'UE et Donald Trump, espérant apaiser les relations transatlantiques. Ce texte permet l'élimination des droits de douane sur une majorité de produits industriels et agricoles américains, en contrepartie d'une limitation à 15 % des surtaxes imposées par le président américain sur les importations en provenance d'Europe.
Expiration automatique fin 2029
Les eurodéputés, inquiets de l'équilibre des pouvoirs dans cet accord, ont imposé des conditions visant à protéger les intérêts européens face aux incertitudes liées à l'administration Trump. En particulier, une clause de caducité a été intégrée, prévoyant l'expiration automatique de l'accord à la fin de 2029, à moins d'une prolongation de son application.
Ce compromis, négocié en mai, fait suite à une série de tensions entre l'Europe et l'administration américaine, notamment des menaces de sanctions commerciales et des attaques répétées contre les règles européennes en matière numérique et environnementale. *Le Monde* évoque le climat de méfiance engrangé par ces événements, tandis que des experts comme François Isabelle, économiste à l'INSEE, soulignent que cette clause pourrait garantir une plus grande flexibilité pour l'UE face à des politiques protectionnistes.
Les 27 États membres approuveront également ce compromis. Avec le soutien récemment acquis du Parlement européen, la ratification devrait être finalisée rapidement pour respecter l'ultimatum fixé par Trump, qui avait donné jusqu'au 4 juillet pour agir.
Alors que l'accord vise à redynamiser les échanges commerciaux, il laisse planer des doutes sur la confiance à long terme entre l'UE et les États-Unis. L'avenir de cette relation dépendra en grande partie des décisions prises par l'administration américaine, pour le meilleur ou pour le pire.







