Dimanche dernier à Nice, durant un événement marquant la présence d’Emmanuel Macron et du Premier ministre indien Narendra Modi, la tension a atteint son comble entre Philippe Tabarot, ministre des Transports, et Éric Ciotti, président de l'UDR. Des déclarations inquiétantes ont été rapportées, Tabarot ayant déclaré : « Je vais te faire disparaître, je vais te faire disparaître en t'envoyant des Géoorgiens », » selon des sources de Le Canard enchaîné. Ces mots ont poussé Ciotti à saisir le procureur de la République, une démarche qui ne laisse aucune place au doute quant à la gravité de la situation.
Le maire de Nice a rapidement pris l'initiative d'écrire au Premier ministre, Sébastien Lecornu, exigeant le retrait de Tabarot de ses fonctions, arguant que ses propos constituent une « atteinte à la dignité de la fonction gouvernementale ». Des critiques qui insinuent que cela nuit à l'image de l'État français sur la scène internationale.
Ciotti évoque également des accusations plus graves, insinuant que les remarques de Tabarot pourraient constituer des « menaces avec préméditation » ainsi qu'une « injure publique » en vertu du code pénal français. Un éclairage que le député n’hésite pas à partager dans ses discours depuis l'incident, affirmant que le contexte diplomatique exige un plus grand respect, comme rapporté par France Info.
Les relations entre ces deux hommes n’ont pas toujours été aussi tendues. Ils ont, par le passé, collaboré au sein de la même famille politique, mais l'échéance électorale de 2024 semble exacerber leurs différences irréconciliables. Ciotti, qui s'oriente vers le Rassemblement National, voit son ancien allié, Tabarot, choisir de s'accomplir au sein de la droite centriste. Ce changement de cap pourrait avoir des conséquences importantes sur la dynamique politique des Alpes-Maritimes, où des batailles pour le pouvoir se profilent à l’horizon des élections sénatoriales de septembre, comme le souligne Les Echos.
En guise de réponse, Ciotti a rétorqué à ses adversaires dans une interview, affirmant : « C’est surtout toi qui vas disparaître du Sénat. » Une affirmation révélatrice des enjeux en jeu, chacun cherchant à affirmer sa position au sein d'un paysage politique en pleine mutation.
À ce jour, Philippe Tabarot n’a pas réagi publiquement aux accusations portées contre lui, et ni le gouvernement ni le Premier ministre n'ont fait de commentaires, laissant la situation planer dans un flou inquiétant.







