Le maire insoumis de Saint-Denis, Bally Bagayoko, a récemment suscité une onde de choc en affirmant que siffler la Marseillaise dans les stades était un "droit légitime". Ses propos, tenus dans une interview, ont été largement critiqués, notamment par des figures politiques à droite et à l'extrême droite.
"Siffler la Marseillaise quand la France se déshonore par ses actes à l'international, c'est un droit à la réplique populaire. Les enfants de ceux qui assistent aux matches sont citoyens ici comme là-bas," a exprimé Bagayoko à l'Opinion, suscitant une vague d'indignation. Les déclarations du maire rappellent des événements passés au Stade de France, où l'hymne national avait été sifflé, notamment lors d'un match entre la France et l'Algérie en 2001.
La réaction des leaders de droite ne s'est pas fait attendre. Jordan Bardella, président du Rassemblement national, a dénoncé Bagayoko : "Le peuple français, lui, aime et chante son hymne : il ne le siffle pas. À quels peuples s'adresse-t-il par cynisme électoral?" Une indignation partagée par Othman Nasrou, secrétaire général des Républicains, qui a fustigé ces propos comme une nouvelle étape de "la haine de la France" assumée par LFI.
À gauche, les critiques pleuvaient également. L'eurodéputé socialiste François Kalfon a déclaré sur LCI : "Dès que l'on s’éloigne du consensus, on reçoit une alerte rouge. Je lui adresse un carton rouge." Le climat politique autour de cette affaire montre à quel point la question des symboles nationaux reste sensible en France.
Rappelons qu'une loi de 2003 stipule que "l'outrage public à l'hymne national ou au drapeau tricolore" est passible d'une amende pouvant aller jusqu'à 7 500 euros.







