Le maire de Nice, Éric Ciotti, a saisi la justice suite à des propos alarmants tenus par le ministre des Transports, Philippe Tabarot. Selon Ciotti, Tabarot l'aurait menacé de le "faire disparaître" en lui "envoyant des Géorgiens". Ce signalement, fait le 14 juin dernier, a été confirmé par le procureur de la République de Nice, Damien Martinelli, qui attend une éventuelle plainte pour déterminer les étapes à suivre.
Dans un échange qualifié de "musclé", les deux hommes se sont affrontés lors d'un salon où étaient présents le président indien Narendra Modi et le président français Emmanuel Macron. Cette tension a été révélée par le Canard enchaîné.
« Je vais te faire disparaître en t’envoyant des Géorgiens. »
— Eric Ciotti (@eciotti) June 16, 2026
Après avoir saisi le procureur, j’ai écrit au Premier ministre et à @SebLecornu pour demander l’exclusion de Philippe Tabarot du gouvernement suite aux menaces qu’il m’a faites directement… pic.twitter.com/MTqN5ipq6t
Une lettre adressée à Sébastien Lecornu
Ciotti a également adressé une lettre au Premier ministre pour dénoncer ce qu'il décrit comme des "comportements d’une gravité exceptionnelle". Il demande l’exclusion de Philippe Tabarot, soulignant que les menaces qu'il a reçues sont "constitutives de menaces avec préméditation" selon l'article 222-17 du Code pénal.
Les propos tenus par Tabarot auraient été prononcés sans provocation de la part de Ciotti et devant plusieurs témoins. De son côté, l'entourage de Tabarot conteste cette version, affirmant que les mots du ministre faisaient suite à une provocation de long terme de la part de Ciotti, avec qui il a une histoire de 30 ans.
Une série d’invectives
Les conseillers de Tabarot décrivent cet incident comme une nouvelle provocation de Ciotti, qui aurait multiplié les attaques, notamment concernant le transport des supporters de l’OGC Nice et la perte des JO d’hiver par la ville. Ils accusent Ciotti de vouloir alimenter les tensions à des fins personnelles, surtout à l’approche des élections sénatoriales dans les Alpes-Maritimes.
Ce conflit est emblématique des rivalités au sein des droites dans cette région, où Ciotti a fait le choix de quitter Les Républicains pour rejoindre le Rassemblement national. Également, quelques jours avant cette incident, Tabarot avait accusé Ciotti d'avoir "gâché la fête de milliers d'enfants" par ses réticences à accueillir des épreuves des JO-2030, qui seront finalement délocalisées à Lyon.







