Le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, a récemment annoncé que le pays souhaitait intensifier la production d'armements américains sur son sol pour mieux répondre aux besoins de son armée. Cette initiative de Berlin vise à développer une coopération militaro-industrielle plus solide avec les États-Unis.
Cette démarche intervient à l'approche du sommet de l'Otan en Turquie, où le renforcement des forces armées européennes sera au cœur des discussions. Sous la pression de Donald Trump, les pays européens sont appelés à accroître leurs investissements pour garantir leur sécurité.
"Nous sommes conscients que les capacités de production américaines sont limitées et qu'il est crucial d'augmenter notre propre production", a déclaré Boris Pistorius aux côtés du chancelier Friedrich Merz et du secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, lors d'une conférence à Berlin.
"C’est pourquoi nous sommes très intéressés par la fabrication de certains systèmes, ou de composants de systèmes, ici en Allemagne", a ajouté le ministre.
Une demande en forte hausse
La demande pour des équipements militaires américains, notamment les missiles et les systèmes de défense comme les Patriots, a explosé en raison des nombreuses crises globales. Les stocks de ces armements, intensément sollicités en Ukraine et dans d'autres zones de conflit, deviennent de plus en plus limités.
Allemands et autres membres européens de l'Otan envisagent également de développer leur propre industrie de défense, alors que la menace d'un désengagement américain en Europe pèse. Cependant, la dépendance envers certaines technologies américaines demeure forte, selon Boris Pistorius. Il rappelle que certaines armes ne sont pas produites en Europe et que leur besoin devient pressant dans un avenir proche.
Le secrétaire général de l'Otan a applaudi les efforts de Berlin pour renforcer son armée, en précisant que le sommet se concentrera sur l'amélioration des capacités de défense des États membres. Selon lui, même si la guerre en Ukraine venait à se terminer, des menaces comme celle de la Russie sur la sécurité euro-atlantique perdureront.







