Ce vendredi, la cour d’assises de la Gironde a rendu son verdict à Bordeaux concernant Matthieu Belloc, un agriculteur de 37 ans, reconnu coupable d'avoir tué le compagnon de son ex et d'avoir tenté de tuer cette dernière. Les tragiques événements se sont déroulés en septembre 2021 à Caumont, dans l'est de la Gironde.
Condamné à 30 ans de réclusion criminelle avec une période de sûreté de 20 ans, Belloc a vu son droit parental retiré. Ce soir-là, il a tiré à plusieurs reprises sur Jérôme Pagotto, nouvellement en couple avec son ex-compagne, qu'il a tué de trois balles, dont une en plein visage. La jeune femme, Sabrina Miquelajauregui, a pour sa part été grièvement blessée, perdant son bras droit lors de cette altercation tragique. Les deux ex-partenaire avaient récemment mis un terme à leur relation.
« J'étais hors de moi le soir du drame, je ne sais pas ce que je faisais », a déclaré l'accusé, en larmes pendant l’audience. La rupture après une décennie de vie commune a provoqué chez lui un sentiment de désespoir. D'ailleurs, pour lui, voir son ex avec un autre homme a été la goutte d'eau : « La voir avec un autre homme m'a fait dégoupiller », a-t-il exprimé.
Une jalousie destructrice
La préméditation des actes a été un point clé du procès. Bien que Belloc ait avoué avoir planifié le meurtre de Pagotto, il a nié avoir intentionnellement voulu nuire à Sabrina. Son avocate, Maître Christèle Badets-Pean, a évoqué un « crime de passion », arguant qu’il avait envoyé des menaces par SMS avant de passer à l’acte, attestant d’un état d’esprit conscient en dépit de ses affirmations.
Des regrets tardifs
En ce qui concerne la défense, il a été évoqué que Belloc n'était pas lui-même pendant l’attaque et qu’il a par la suite appelé les secours. « Je présente mes excuses à toute la famille Pagotto et à Sabrina pour tout le mal que j'ai fait. Je suis entièrement responsable de ce qu'il s'est passé : je mérite la peine de mort », a-t-il déclaré en pleurs.
La procureure avait, quant à elle, requis une peine de 30 ans avec un suivi psychologique, manifestant ainsi la gravité des actes commis. Cette tragédie soulève de nombreuses questions sur la violence conjugale et les conséquences dévastatrices de la jalousie.







