En novembre dernier, la cour d’appel de Versailles a donné son feu vert pour l’exhumation du corps de Sophie Narme, tragiquement violée et assassinée en 1991 à Paris. Ce cold case, vieux de 35 ans, met en lumière l'implication potentielle de Dominique Pelicot, qui a été récemment mis en examen.
L’accusé est dans le viseur des enquêteurs, notamment après avoir partialement reconnu sa responsabilité dans une tentative de viol sur une autre agente immobilière en 1999, comme l’a rapporté le Parisien. Les similitudes entre les deux affaires, tant pour la méthode que pour la présence d'éther aux scènes de crime, soulèvent des questions inquiétantes.
Le corps de Sophie, découvert dans un appartement de la rue Manin, présentait des signes de violence extrême. Les enquêteurs n'ont jamais pu identifier son assassin, jusqu'à ce que Pelicot émerge dans le dossier. En effet, le Progrès a rapporté que le 7 novembre, la cour d’appel a décidé de mener une nouvelle série d’analyses pour établir un lien ADN avec Pelicot.
Malgré cela, Dominique Pelicot, surnommé « l’ogre des Ardennes », nie toute implication dans le meurtre de Sophie. Sa défense, menée par Me Béatrice Zavarro, avance l’idée que l’exhumation pourrait prouver son innocence, et son avocate est déterminée à établir l'absence d'ADN de son client sur le corps de la victime. « C’est l’un des seuls moyens de vérifier son exclusion dans ce dossier », a-t-elle déclaré.
Le 14 avril dernier, l’exhumation a finalement eu lieu, ouvrant la voie à de nouveaux prélèvements d’ADN. « Les analyses sont en cours », a précisé Zavarro. Les résultats de ces tests sont très attendus et pourraient potentiellement faire basculer une affaire qui demeure encore floue.
Alors que les investigations se poursuivent, cette affaire résonne comme un sombre rappel des tragédies passées et des questions non résolues. Reste à espérer que la vérité finisse par émerger, au bénéfice de la mémoire de Sophie Narme et de sa famille.







