Le parquet de Reims a annoncé avoir ouvert une enquête concernant les troubles survenus dans la nuit de vendredi à samedi derniers au centre de vie Raymond Kopa, situé à Bétheny. Des supporters mécontents ont manifesté leur désapprobation après un match nul (2-2) contre Laval, portant des "masques et des armes", ce qui a poussé les autorités à intervenir.
Mathilde Campagnie, vice-procureure à Reims, a précisé que l'enquête se concentre sur "des menaces avec arme, des injures raciales, le port d'arme et la participation à un attroupement armé visant à commettre des violences". Pour l'instant, aucun suspect n'a été identifié. Cette situation survient après que le Stade de Reims a publié un communiqué, déclarant son intention de porter plainte suite à l'intrusion de "supporters appartenant au groupe Ultrem, certains portant des cagoules et armés".
Le Stade de Reims appelle au calme
Dans un communiqué, le club a affirmé que l'intervention de la police est devenue "inévitable pour prévenir une escalade de la violence". Le Stade de Reims a exprimé sa préoccupation quant à "une intensification de comportements violents et inappropriés", reflétant une tendance inquiétante observée depuis plusieurs mois. "Bien que nous comprenions les frustrations, cela ne peut jamais justifier des intimidations, des propos racistes et des menaces de mort", a souligné le club.
Cette agitation intervient alors que l'équipe, actuellement cinquième en Ligue 2, semble en crise de résultats. Bien qu'elle soit toujours en lice pour les playoffs, ses performances n'ont pas été à la hauteur des attentes de retrouver rapidement la Ligue 1. Le prochain match contre le Red Star, quatrième au classement, aura donc une importance cruciale et se déroulera ce samedi au stade Delaune.







