Le corps de Sophie Narme, tuée à Paris en 1991, a été exhumé ce mardi dans les Yvelines, selon une annonce faite par le parquet de Nanterre à l'AFP. Cette démarche vise à établir un lien potentiel entre Dominique Pelicot, mis en examen en 2022, et le viol suivi du meurtre de cette agente immobilière. Les résultats des analyses, attendus dans plusieurs semaines, devraient apporter des éléments cruciaux sur le coupable présumé.
Agente immobilière âgée de 23 ans, Sophie Narme a été victime de violences mortelles en décembre 1991 lors d'une visite d'appartement dans le dix-neuvième arrondissement de Paris. Son corps, couvert de coups et partiellement dévêtu, a été découvert par le directeur de son agence, comme le rapporte Le Progrès.
"Nous attendons désormais les résultats"
L'ex-mari de Gisèle Pelicot, accusé en décembre 2024 d'avoir drogué et violé sa compagne, a été mis en examen dans cette affaire en octobre 2022. La demande d'exhumation, initiée par l’avocate Béatrice Zavarro, a été approuvée par la cour d’appel de Versailles en novembre 2025 après un refus antérieur en avril.
Me Zavarro a exprimé sa satisfaction : "Je suis contente que l’acte ait pu avoir lieu, malgré les doutes émis auparavant sur sa faisabilité." L'avocate espère que les résultats des analyses prouveront l'innocence de son client, tandis que Florence Rault, qui représente la famille de la victime, souligne l'importance de cet acte pour la mémoire de Sophie.
L’ombre du "Grêlé"
Sophie Narme avait été violentée et tuée, et le coupable n'a jamais été identifié. Néanmoins, des interrogations entourent désormais Dominique Pelicot, qui a partiellement reconnu une implication dans une autre affaire similaire en 1999, lorsque l’ADN l’a lié à une tentative de viol sur une autre agente immobilière. Les similitudes dans les modes opératoires sont préoccupantes : les deux femmes ont été retrouvées dans des circonstances identiques, et une odeur d’éther était présente dans les deux cas, étant un agent utilisé lors des agressions.
Béatrice Zavarro a également soulevé une hypothèse inquiétante en reliant cette affaire à celle de François Vérove, surnommé "le Grêlé", un tueur en série actif depuis les années 1980 et décédé depuis. Les prochaines semaines s’annoncent déterminantes, alors que les résultats des analyses pourraient faire la lumière sur ce dossier aux multiples facettes.







