Le tribunal correctionnel de Meaux (Seine-et-Marne) a prononcé, ce mercredi 15 avril, une condamnation à l'encontre d'un jeune homme de 24 ans pour avoir entreposé de la drogue au domicile familial. Cette affaire a vu la saisie de 7 kg de résine de cannabis ainsi que 492 g d’herbe dans différentes pièces de la maison.
Dylan, dont le prénom a été modifié, a déclaré au tribunal : "Je ne savais pas ce qu'il y avait dans le sac. On m'a simplement demandé de le garder en échange de 150 euros, je pensais que c'était du CBD." Cette première comparution judiciaire a eu lieu dans le cadre d'une enquête sur un vol en bande organisée, et c'est ainsi que la drogue a été découverte par les policiers du SIPJ (Service interdépartemental de la police judiciaire).
La présidente, Cécile Lemoine, s'est efforcée de comprendre comment cette drogue se retrouvait dans le foyer de Dylan. Il a expliqué avoir été en contact avec un groupe sur l'application Telegram, dans une discussion qui n’avait pas l'air de le compromettre. "Telegram ? Quelle drôle de démarche. Ce n’est pas France Travail !", a réagi la magistrate avec étonnement.
Sept kilos de stupéfiants, ce n’est pas rien
L’audience a été empreinte d'émotion, la famille de Dylan étant présente dans la salle. Ce dernier, affichant une grande détresse, a fait part de sa honte, conscient des conséquences de ses actes."Je ne dois rien à personne", a-t-il déclaré, ignorant visiblement qu'il risquait des représailles de ceux avec qui il était en lien.
La procureur Myriam Khouas a requis une peine de deux ans de prison, dont un an ferme à exécuter sous bracelet électronique. "Sept kilos de stupéfiants, ce n'est pas rien", a-t-elle souligné. Elle a averti que le fait qu'il s'agisse de novices ne protégerait pas Dylan des conséquences de ses actes.
La défense, représentée par Me Myriam Driouch, a plaidé pour la clémence, soulignant que son client était un novice dans le milieu criminel. Toutefois, le tribunal a décidé de condamner Dylan à une peine totale de deux ans, dont un an sous bracelet électronique. Il a été placé en détention à l’issue de l’audience.
Cette affaire met en lumière le phénomène inquiétant de la drogue et la manière dont de jeunes adultes peuvent être attirés dans des réseaux criminels, même sans expérience préalable en délinquance. Alors que le débat sur la légalisation du cannabis continue de faire rage, des cas comme celui de Dylan soulèvent des questions éthiques et juridiques sur la responsabilité des jeunes face à la tentation des gains rapides.







