Francis Heaulme, souvent désigné comme le « routard du crime », pourrait faire face à un nouveau procès pour le meurtre de l'agriculteur Jean-Joseph Clément, tué à Bédarrides (Vaucluse) en 1989. Le parquet du pôle « cold cases » de Nanterre a récemment annoncé que ce dossier pourrait être porté devant la cour d'assises.
Jean-Joseph Clément avait été découvert avec des blessures mortelles infligées par une pierre en août 1989. Bien que Heaulme ait d'abord bénéficié d'une ordonnance de non-lieu en 2002, la réouverture de l'instruction en 2023 a permis la relance de cette affaire, qui sera examiné avec un nouvel éclairage.
Condamné pour onze meurtres entre 1984 et 1992, Francis Heaulme a acquis une notoriété sinistre, principalement pour avoir tué deux jeunes garçons à Montigny-lès-Metz en 1986, un événement tragique qui a marqué les mémoires. Ces crimes ont fini par lui valoir une peine de réclusion criminelle à perpétuité, sa condamnation confirmée par la Cour de cassation en 2020, comme le rapporte Le Parisien.
Des incertitudes sur l’état de santé du tueur en série
Bien que mis en examen pour l'affaire de Jean-Joseph Clément en 1992, le dossier avait été clos jusqu'à sa réouverture en juillet 2023. Après cette décision, le tribunal de Reims a cédé l'affaire au pôle de Nanterre, s'intéressant aux crimes non résolus.
Récemment, Francis Heaulme a été hospitalisé dans une unité pour détenus à Nancy, un développement qui soulève des questions sur son état de santé, bien que peu d'informations aient été fournies par les autorités compétentes. Actuellement incarcéré à la maison centrale d’Ensisheim (Haut-Rhin), il partage son emplacement avec d'autres criminels notoires, tels que Dominique Pelicot et Nordahl Lelandais, tous purgeant des peines de longue durée, y compris la réclusion criminelle à perpétuité.







