Le contenu du rapport de la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public commence à se dessiner et il pourrait bouleverser le paysage de France Télévisions. D’après les révélations faites par le rapporteur Charles Alloncle (UDR), une refonte complète du secteur audiovisuel est envisagée, incluant la dissolution de France 4 et des fusions entre France 5 et France 2, ainsi qu'entre franceinfo et France 24. Ces orientations visent à rationaliser l’offre tout en réduisant les coûts.
Des sources proches de l'enquête estiment que ces réformes pourraient générer plus d’un milliard d’euros d’économies, représentant environ 25 % des financements publics alloués au secteur. Les économies réalisées seraient affectées à « l’entretien du patrimoine » et au « désendettement de l’État ». Le rapport, regroupant près de 80 propositions, sera soumis au vote des 30 députés membres de la commission après quatre mois de travail intensif. En cas d’adhésion, sa publication est prévue pour le 4 mai.
Nouvelle gouvernance et restriction des budgets
Le rapport suggère également d’instaurer une nouvelle gouvernance où le président de la République nommera les dirigeants de l’audiovisuel public, après consultation du Parlement et de l’Arcom. Parallèlement, il est proposé de diminuer de 75 % les dépenses liées aux jeux et divertissements de France Télévisions, soit plus de 120 millions d’euros. Le budget du service des sports, crucial pour la couverture des Jeux Olympiques, du Tournoi des Six Nations de rugby ou de Roland-Garros, serait également réduit d’un tiers. De plus, la suppression de Mouv’, station de Radio France spécialisée dans le hip-hop, est évoquée.
Réagissant à ces informations, Charles Alloncle a dénoncé des fuites provenant de députés, soulignant qu'une réaction ferme de la part de Yaël Braun-Pivet serait nécessaire. Bien qu'il n'ait pas confirmé le contenu du rapport, il a reconnu l'importance d'une réflexion sur l’optimisation des dépenses, précisant qu'il s'agit davantage de recommandations que d'injonctions. Cette démarche pourrait bien marquer un tournant décisif pour l'avenir de l'audiovisuel public en France.







