Dans un geste fort et inhabituel, le maire de Breil-sur-Roya, Sébastien Olharan, s'est inscrit à l'école maternelle de sa commune, accompagnée par son conseil municipal, pour attirer l'attention sur la menace d'une fermeture de classe. Cette décision a été annoncée à l'AFP et survient dans un contexte déjà difficile pour la région, touchée par la tempête Alex.
Le maire, qui fait partie du parti divers droite, a déclaré : "Lundi à 8h00, avec les 18 autres membres du conseil municipal, nous serons présents à l'école du village avec nos sacs à dos et nos doudous pour entrer dans l'une des trois classes de maternelle". Cette initiative vise à "démontrer ce que signifie entasser 50 enfants dans seulement deux classes", a-t-il expliqué, soulignant les conséquences d'une telle décision sur l'éducation des jeunes enfants.
Cette initiative a suscité des échos dans les médias locaux, comme le souligne Nice-Matin, où la mobilisation des élus contre la fermeture de classes devient un phénomène alarmant, particulièrement dans les zones rurales. La situation n'est pas isolée : plusieurs communes de la région subissent des coupes budgétaires et le regroupement en classes surchargées apparaît comme une solution envisagée par l'Éducation Nationale.
Les experts éducatifs, comme le sociologue Pierre Merle, évoquent les risques d'une telle concentration, notamment en termes d'attention et d'épanouissement des élèves. "Il est crucial de garantir un environnement d'apprentissage adéquat pour les jeunes enfants, surtout à un âge où le développement social et émotionnel est fondamental", souligne-t-il.
En prenant l'initiative de s'inscrire comme élèves, le maire Olharan et son équipe souhaitent éveiller les consciences sur la nécessité de préserver des conditions d'enseignement optimales et de lutter contre les fermetures de classe dans des zones déjà fragilisées.







