Une imprimerie du Gers accuse Nicolas Lerègle, candidat RN aux prochaines municipales de Mont-de-Marsan, de ne pas avoir réglé l'intégralité de la facture pour l'impression de bulletins de vote. En réponse, l'élu évoque des problèmes de qualité et envisage de porter plainte contre l'imprimeur.
Un contentieux autour de 12 500 bulletins de vote
Le cœur du litige réside dans une commande de 12 500 bulletins de vote destinée à la campagne municipale 2026 de Lerègle. Ces bulletins, qui arborent les noms du candidat et de son équipe, ont été livrés début mars. Le montant de la facture s'élève à environ 1 500 euros. Selon 2MNumérique, l'imprimeur, le paiement était censé être effectué immédiatement. « J'ai d'abord reçu un message indiquant que le compte de campagne manquait de fonds, mais que je serais payé avant la fin du premier tour », confie Mathieu Vignaud, le gérant de l'imprimerie.
La totalité de la facture n'est pas réglée
Malgré plusieurs relances, aucun paiement n'est enregistré jusqu'au 1er avril, date à laquelle Lerègle verse 750 euros, suivis de 180 euros le 13 avril. Le solde restant dû atteint aujourd'hui 588 euros. Face à ce non-paiement total, l'imprimeur a conduit l'affaire vers un commissaire de justice, sans obtenir de réponse aux courriers envoyés.
Nicolas Lerègle invoque des enjeux de campagne
Interrogé par ICI Gascogne, Lerègle reconnaît ne pas avoir réglé l'intégralité de sa facture, invoquant la fermeture des comptes de campagne et la qualité insuffisante de précédentes livraisons de l'imprimeur. « Nous avons reçu des affiches inutilisables et des tracts mal formatés », déclare-t-il.
Mathieu Vignaud, bien qu'admettant des problèmes de qualité par le passé, insiste sur le fait que les bulletins de vote concernés étaient conformes et méritent d'être réglés.
« Que les Montois sachent pour qui ils ont voté »
Le gérant de 2MNumérique a contacté la presse pour alerter l’opinion publique : « Il est essentiel que les Montois soient conscients du comportement d'un candidat comme lui, avocat par ailleurs, face à une petite entreprise », souligne-t-il.
L'élu RN n'exclut pas de porter plainte
Lerègle qualifie la démarche de l'imprimeur d’« agressive ». Il rapporte des échanges où l'imprimeur évoquait la possibilité de saisir la presse s'il n'était pas payé rapidement. En réaction, l'élu, qui a obtenu 13,92 % des voix au premier tour des municipales, indique qu'il envisage de porter plainte pour chantage, affirmant : « Ce n'est pas de l'extorsion, mais nous y approchons. »







