Neuf individus, âgés de 30 à 50 ans, se sont présentés ce mardi 28 avril au tribunal correctionnel de Bayonne pour faire face à des accusations de trafic de stupéfiants. Leur réseau, actif entre les Landes et l'Espagne, a été mis à jour après une enquête approfondie de plusieurs mois menée par la police judiciaire de Bayonne.
Surveillance et filatures minutieuses
Tout a commencé par un renseignement reçu en mai 2023, lorsqu'une voiture a été aperçue sur le parking d'un magasin à Anglet, où un échange de cocaïne a été observé. Les enquêteurs de l'OFAST (Office anti-stupéfiant) ont alors entamé des opérations de surveillance et de géolocalisation des véhicules des suspects. Ces investigations ont permis de retracer des déplacements fréquents entre Dax, dans les Landes, et la région parisienne, ainsi que vers l'Espagne, d'où ils approvisionnaient leur marchandise.
Collaboration internationale
Les écoutes téléphoniques ont également révélé l'ampleur du trafic orchestré par cette bande hétéroclite, comprenant deux ressortissants français des Landes et cinq Marocains. Le 24 octobre 2024 restera gravé dans les mémoires, car c'est ce jour-là que les policiers français, en coordination avec l'Ertzaintza, la police autonome basque, ont saisi des quantités significatives de drogues : 100 kilos de cannabis en une seule opération, et 213 kilos de drogues découverts dans un véhicule intercepté sur l'A63. Ce même jour, la police a également récupéré 180 000 euros lors d'une perquisition au domicile d'un des prévenus, ancien militaire de 43 ans, résidant à Candresse, près de Dax.
Cette affaire soulève des questions sur les réseaux de trafic transnationaux et sur la nécessité d'une collaboration renforcée entre les forces de l'ordre à l'échelle européenne. Selon un expert en sécurité, "ce cas illustre l'importance de l'échange d'informations entre pays pour déjouer les opérations de trafic de drogue, qui ne connaissent pas de frontières".







