Tôt dimanche matin, le centre-ville de Beauvais a subi plusieurs dégradations, dont des vitrines brisées. Un jeune de 14 ans a été arrêté par la police, suscitant l'indignation du maire Franck Pia.
« C’est inadmissible ! » a déclaré Franck Pia (UDI) en réaction à ces actes de vandalisme. Un adjoint du maire a alerté ce dernier des dégradations, avec une mention spéciale pour les panneaux de signalisation de la gare routière. Le mineur, originaire de Méru, faisait l'objet d'une audition au commissariat.
Selon les premières constatations, les actes de vandalisme ont débuté aux environs de 5 heures du matin. Les agents du centre de supervision urbaine ont joué un rôle clé pour alerter la police. Franck Pia précise que des enquêtes sont en cours pour identifier d'autres responsables possible : « A priori, il y aurait au moins deux jeunes impliqués.»
Les vandales n’ont pas épargné la gare routière, mais également les vitrines d’un laboratoire près de la place des Halles et même un carreau de l’Hôtel de ville, brisé probablement avec des boules de pétanque.
« Je suis écœuré par ces actes de mineurs venus d'ailleurs qui s'en prennent à notre patrimoine public », s'est exprimé le maire, avant d’ajouter : « Ce genre de comportement reflète un profond manque de respect pour notre ville et ma perplexité est totale face à une telle inconscience. »
« Comment expliquer que des gamins de 14-15 ans traînent dans la rue la nuit ? »
Franck Pia met également en lumière le rôle des parents dans cette situation. En effet, il envisage de « réclamer la réparation des préjudices subis ». Il s’interroge avec inquiétude : « Comment est-il possible que des jeunes de cet âge soient dans la rue à 5 heures du matin ? »
Les images de vidéosurveillance sont en cours d’analyse, et les agents municipaux procèdent à des vérifications pour s’assurer qu'aucune autre vitrine n’a été endommagée dans le secteur.
La ville a déposé une plainte auprès des autorités ce dimanche après-midi et envisage également de se constituer partie civile. Daniel Attias, le directeur du laboratoire visé, a également prévu de porter plainte. Il a déclaré : « Je ne pense pas que notre laboratoire ait été choisi délibérément, mais il est triste de constater un tel manque de respect. »
La situation a suscité des interrogations parmi la population et des experts sur l'encadrement des jeunes, alors que certains demandent une action de la part des autorités et des parents pour éviter que de telles incidents se reproduisent.







