ENQUÊTE. Romain G., un homme de 40 ans sans antécédents judiciaires, est accusé d'agressions sexuelles sur des mineurs dans le paisible village de Lucenay, à proximité de Villefranche-sur-Saône. Régisseur de cinéma, son nom est associé à des productions notables telles que Kaamelott et La Diabolique de Nancy.
La situation est alarmante : 34 jeunes âgés de 3 à 9 ans seraient victimes de ce prédateur. Le 10 avril dernier, Laetitia Francart, procureure de la République à Villefranche-sur-Saône, a annoncé sa mise en examen pour viols et corruption de mineurs. Les faits ont été signalés par les parents de trois élèves de CM1, qui ont révélé des agressions lors de soirées pyjamas organisées par Romain G.
L’homme aurait abusé de son statut pour orchestrer ces soirées clandestines, profitant de sa maison pour commettre des attouchements dans les toilettes et des viols dans les chambres des enfants, tout en restant insoupçonné aux yeux des parents. Selon son épouse, elle n’avait remarqué aucune anomalie dans leur vie familiale.
Après l'ouverture de l'enquête, Romain G. a tenté de mettre fin à ses jours dans les bois de la commune voisine de Charnay. Secouru par les gendarmes, il a ensuite été placé en détention provisoire où il a avoué les faits. Il a également été retrouvé en possession d'une caméra cachée intégrée dans un réveil, ainsi que des vidéos compromettantes sur son téléphone. Au total, 34 victimes ont été identifiées, un chiffre qui continue d'inquiéter les enquêteurs.
Un homme au profil étonnant
Romain G. n'est pas un inconnu ; en tant que régisseur de cinéma, il a travaillé sur plusieurs productions connues. Après avoir été assistant régisseur lors du tournage de Kaamelott en 2007, il a continué sa carrière en s'impliquant dans divers projets cinématographiques. Son dernier projet, La Diabolique de Nancy, a ostensiblement suscité l’intérêt des médias, mais l'ombre de ses crimes a éclipsé cette réputation.
La vulnérabilité et la confiance placées en lui, en tant que figure locale respectée, rendent cette affaire d'autant plus troublante. L'absence de précédents judiciaires connus et le caractère choquant des accusations ont profondément bouleversé la communauté, suscitant une prise de conscience quant à la sécurité des enfants.
Alors que Romain G. est présumé innocent jusqu'à preuve du contraire, le défi pour les autorités sera de s'assurer que de tels comportements ne se reproduisent plus. Les conséquences de cette affaire vont bien au-delà de Lucenay, faisant écho à des problématiques plus larges sur la sécurité des enfants et la vigilance collective.







