En juillet 2021, Willy Bardon a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle pour le viol, l'enlèvement et la mort d'Élodie Kulik, une banquière de 24 ans. Son corps a été retrouvé calciné à Tertry, dans la Somme, après avoir été enlevé dans la nuit du 10 au 11 janvier 2002.
Jacky Kulik, le père d'Élodie, a exprimé sa frustration au micro de RTL après l'annonce, le 5 mai, que la défense de Bardon souhaite entamer une procédure en révision pour obtenir un nouveau procès. "Incompréhensible" est le mot qu'il souligne, pointant la lassitude qui l’accompagne face à cette situation persistante.
Les avocats de Bardon, qui maintiennent son innocence, ont demandé au procureur d'Amiens de procéder à de nouvelles expertises, invoquant les avancées scientifiques depuis le dernier procès. En 2021, la Cour de cassation ainsi que la Cour européenne des droits de l'Homme avaient déjà rejeté ses demandes de pourvoi.
Dans un témoignage poignant, Jacky Kulik déclare : "J'espère bien que ce sera l'ultime tentative. J'aimerais être en paix et me consacrer à mon jardin tranquillement. Cela fait longtemps, il a été condamné deux fois, il faut arrêter. C'est une nouvelle épreuve, pour moi il n'y a jamais eu de doutes." Cette déclaration rappelle à quel point la douleur demeure vive pour la famille Kulik.
Il ajoute : "Bardon est un comédien, ses tentatives de suicides… Il doit peut-être assumer et purger une peine exemplaire. Personne ne peut comprendre qu'il puisse encore faire des appels. Il est temps de respecter la mémoire d'Élodie et de me laisser tranquille. J'ai assez donné, me semble-t-il."
"Cela ne changera rien à la douleur de cette famille"
Avant de perdre la vie, Élodie Kulik avait passé un appel désespéré aux secours, enregistrant des cris qui se mêlent à deux voix d'hommes, une preuve clé du dossier. L'enquête avait stagné pendant dix ans avant qu'un suspect, Grégory Wiart, ne soit identifié grâce à une nouvelle technique d'analyse ADN, bien qu'il soit décédé entre-temps.







