Marine R. et son compagnon Marc B. sont sous le feu des projecteurs après avoir été soupçonnés d'avoir abandonné leurs deux enfants, âgés de quatre et cinq ans, sur une route du Portugal. Actuellement placés en famille d'accueil, ces jeunes garçons devront être rapatriés en France après cette affaire troublante.
Marine R., 41 ans, se présente en ligne comme « sexologue spécialisée en pratiques corporelles et en soins des traumatismes ». Connectée avec de nombreux professionnels, elle se dit prête à aider tant les adultes que les mineurs, lorsque ceux-ci sont accompagnés par un parent. Cependant, ses qualifications, notamment en psychomotricité, pourraient être remises en question à la lumière des événements récents.
Significatif est le fait que la mère ait été signalée disparue depuis le 11 juin, sa famille n'ayant pas réussi à la localiser. Comme l'explique le procureur de Colmar, Jean Richert, elle s'est ensuite déplacée à travers plusieurs pays européens, de la France au Portugal, sans que ses proches puissent entrer en contact avec elle.
Le père des enfants, dont les droits de visite sont très limités, a port éplaintes pour soustraction de mineurs. « Il est désemparé et ne comprend pas la situation », témoigne M. Richert. Le maire de Colmar, Eric Straumann, a aussi souligné le comportement jusqu’ici discret de Marine R., indiquant que sa vie semblait stable, avec une situation professionnelle dans le secteur hospitalier.
En matière de son compagnon, Marc B., 55 ans, l'ancien gendarme se décrit comme un « esclave affranchi du ministère de la Défense ». Allant au-delà de son passé militaire, il a souvent été en conflit avec les autorités, ce qui le rend suspect dans cette affaire. Des publications antisémites et complotistes espacent son activité sur les réseaux. D'après une source proche, il a un passé judiciaire relativement chargé, incluant des violences et des menaces.
Lors de son entrée au tribunal de Setubal, il a manifesté son soutien à sa compagne de manière inattendue, en criant « je vous aime ! », tandis qu'elle chantait. Ce comportement a attiré l'attention, soulignant la complexité psychologique entourant le couple, à la fois troublant et révélateur d’un contexte familial bien plus vaste selon les experts.
Les services sociaux, bien que surveillant la situation, n'avaient jusqu'à présent remarqué aucun indicateur fort de détresse potentielle dans la famille, confirmant que cet évènement a pris tous les acteurs par surprise. La suite des événements sera cruciale pour éclairer cette affaire sombre qui soulève de nombreuses interrogations.







