«Un coup de poing une fois par an» : un mari violent a été condamné à Bordeaux, où sa femme a enfin trouvé le courage de dénoncer des années de maltraitances. Malgré ses dénégations, le tribunal a statué sur la gravité des faits.
D'après le témoignage de la victime, les abus ont commencé dès 2010, mais c'est seulement à partir de 2020 que les preuves ont été prises en compte par le tribunal correctionnel. Au cours d'une audience qui s'est tenue mardi 2 juin, le témoignage de cette femme a révélé la dure réalité des violences conjugales. En 2022, elle a déclaré : «C'était devenu intense, il était méchant. Je suis arrivée à bout et j’ai porté plainte.» Son mari, 44 ans, a nié les accusations en déclarant : «Je ne l’ai jamais touchée, ce sont des mensonges.»
Les enfants du couple ont été témoins des violences, tout comme les voisins, qui ont observé les conséquences physiques sur la victime, avec des yeux tuméfiés et des blessures visibles. La persistance de l'accusé à nier les faits, malgré les preuves, laisse perplexe les observateurs de ce procès.
Ce plombier, première infraction, a été condamné à trente mois de prison, dont dix-huit avec sursis probatoire de deux ans. Il se verra imposer un bracelet électronique et perdra son autorité parentale. Pour les experts en violences conjugales, une telle décision judiciaire est un message fort sur la nécessité de protéger les victimes. Selon l'association Féminicides par compagnons ou ex, ce type de condamnation est essentiel pour faire entendre la voix des victimes qui, trop souvent, restent dans l'ombre.
La libération de la parole autour des violences conjugales est un enjeu crucial, et des cas comme celui-ci mettent en lumière les défis que rencontrent de nombreuses femmes face à des partenaires violents. Comme le souligne le psychologue spécialisé dans ces violences, Dr. Lucien Moreau, «Il est urgent de soutenir les victimes et de leur donner les ressources nécessaires pour sortir de ce cycle de violence.»







