Des peines de prison ferme requises pour un vaste trafic de stupéfiants à Metz-Grigy
Ce mardi, le ministère public a requis des peines de prison fermes allant de 12 mois à 5 ans et demi pour douze hommes, âgés de 32 à 44 ans, impliqués dans un large trafic de stupéfiants découvert au printemps 2020. Le verdict est attendu ce mercredi.
Le tribunal correctionnel de Metz a examiné un réseau important d'héroïne, de cocaïne et de cannabis, dont les membres ont été interpellés à la suite de filatures ayant permis la saisie de près de 45 kilos de drogues. Selon les enquêtes, les substances étaient acquises en gros aux Pays-Bas, puis conditionnées dans un bâtiment de la rue de Strasbourg à Metz-Grigy et revendues dans toute la région du Grand Est, incluant la Moselle, la Meurthe-et-Moselle et l'Alsace. À l'audience, seuls sept des douze prévenus étaient présents.
Des faits reconnus mais minimisés par les prévenus
Les prévenus ont tenté de minimiser leur implication face aux questions pressantes du président de la cour. Bien qu'ils admettent avoir effleuré le trafic, ils maintiennent qu'ils n'étaient pas impliqués dans les grandes opérations de revente. Certains d'entre eux évoquent des sorties entre amis, contournant les abus signalés par la police lors de l'enquête.
« Nous allions chez des amis pour jouer aux cartes », a déclaré l'un des prévenus en évoquant les appartements où les stupéfiants étaient trafiqués. Les montants d'argent en jeu ont été justifiés par des revenus d'activités diverses, tandis que des possessions de luxe comme une montre de marque ont été prétendues comme des acquisitions ordinaires.
Le président, amené à clarifier les liens entre les défendeurs, a entendu des descriptions vagues de leurs relations, remettant en question l'idée d'une bande organisée.
Des doutes sur le délai de jugement
Les avocats de défense expriment de vives inquiétudes concernant le long délai entre les faits et le jugement. Me Redouane Saoudi, représentant deux des prévenus, a précisé que ce délai de plus de six ans pose des problèmes d'intégration sociale pour ses clients, qui ont prévu de se réinsérer. Selon lui, il serait opposé à l'intérêt social de renvoyer ces hommes derrière les barreaux alors qu'ils semblent se diriger vers une vie stable.
Dans le même sens, Me Sébastien Greuzat, avocat d'un prévenu clé, a souligné les efforts notables de réhabilitation de son client, affirmant que tous les indicateurs étaient actuellement positifs pour sa réinsertion sociale.
Les dernières plaidoiries des avocats de la défense se dérouleront ce mercredi, avec une décision du tribunal qui devrait être annoncée dans la journée.







