Des indices troublants éveillent l’intérêt de Washington dans un contexte géopolitique tendu. Les États-Unis affirment que le nouveau guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, est « vivant » et semble « de plus en plus impliqué » dans la gouvernance du pays. Cette déclaration, faite par le Sénateur Marco Rubio, survient alors que les pourparlers visant à mettre un terme à la guerre en Iran stagnent.
« Il y a des signes montrant son implication croissante, même si la plupart de ses communications sont envoyées par écrit et à travers des intermédiaires », a déclaré Rubio devant la commission des affaires étrangères. Ce dernier a aussi attiré l’attention sur les difficultés de communication au sein du gouvernement iranien.
Un accord toujours incertain
Mojtaba Khamenei a pris la relève de son père, Ali Khamenei, tué lors d’une frappe israélienne au début du conflit. Toutefois, il reste absent des espaces publics, s'exprimant uniquement par le biais de textes écrits.
Concernant l'état des négociations entre les États-Unis et l'Iran, qui sont actuellement dans une impasse, Rubio a exprimé son « espoir » de voir un accord émerger, sans pour autant avancer de date précise. « Cela pourrait arriver demain, après-demain ou la semaine prochaine », a-t-il précisé. Il a également noté que l'Iran avait accepté de discuter de certaines composantes de son programme nucléaire, un sujet qui, il y a peu, était tabou.
Les menaces persistantes des drones iraniens
« Si le détroit d'Ormuz est rouvert, nous levons notre blocus », a indiqué Rubio, signalant que cela n'est pas directement lié à un assouplissement des sanctions, qui dépend en grande partie d'un accord nucléaire. L’opération "Epic Fury", bien que critiquée par certains, a atteint ses objectifs militaires en réduisant significativement la capacité de défense de l'Iran. Toutefois, Rubio a admis que le pays dispose encore d’un nombre considérable de drones.
Les pourparlers indirects entre les États-Unis et l'Iran pour mettre un terme à ce conflit, qui a débuté le 28 février suite à une attaque israélo-américaine, demeurent dans une crise prolongée. L'Iran a récemment accusé les États-Unis de rompre le fragile cessez-le-feu instauré le 8 avril, après des frappes militaires américaines qui ont suscité des représailles de sa part.







