Le procès d'un homme âgé de 19 ans s'est ouvert mardi devant la cour d'assises des mineurs à Metz. Accusé de viols et d'agressions sexuelles sur sept jeunes filles, certains de ces actes auraient eu lieu depuis l'âge de six ans. Le huis clos de l'audience vise à protéger les victimes, qui étaient présentes aux côtés de leurs parents et d'autres proches.
« Nos clientes sont touchées par des traumatismes profonds, et attendent des réponses et une reconnaissance de leur statut de victime », explique Zakia Ait Ali Slimane, une avocate représentant deux des victimes. Ces dernières, ayant révélé les abus lors d'un séjour en psychiatrie après une tentative de suicide, se sentent en proie à un sentiment de trahison envers leur propre famille.
Des crimes répétés et divers
Les actes reprochés se sont déroulés principalement entre janvier 2013 et octobre 2023 et incluent plusieurs types d'agressions, allant des attouchements aux viols, souvent réalisés sous la menace ou avec violence. Au début de l'enquête en octobre 2022, l'une des cousines de l'accusé a lancé l'alerte, brisant le silence qui entourait ces actes.
Selon Le Parisien, l'enquête a mis en lumière une enfance troublée, où l'accusé aurait été exposé à des comportements inappropriés de la part de son père. Les experts qui l'ont examiné signalent une absence d'empathie et des troubles psychopathiques qui nécessitent une attention particulière. « L'expertise psychiatrique est alarmante », a précisé son avocate.
Un procès sous haute tension
Avec des témoignages poignants et des émotions à fleur de peau, ce procès promet d’être un moment charnière dans la lutte contre les violences sexuelles, commentent des observateurs. Les avocats des victimes réclament justice, espérant que ce procès serve de premier pas vers la guérison pour leurs clientes.
Alors que l'accusé continue de nier les faits, les débats se poursuivent jusqu'à vendredi, laissant entrevoir un verdict qui pourrait bouleverser la vie des victimes.







