À partir du mardi 2 juin, un homme âgé de 19 ans doit répondre devant la cour d'assises de Metz à des accusations graves de viols et d'agressions sexuelles touchant sept jeunes filles de son entourage, des crimes commis dès l'âge de six ans.
Ce procès se déroule à huis clos au sein de la cour d'assises pour mineurs de la Moselle et se terminera vendredi. Né en 2007, l'accusé était encore mineur lors des faits, qui se sont déroulés dans plusieurs communes de Lorraine entre janvier 2013 et octobre 2023.
L'homme est accusé d'avoir agressé sexuellement ou violé ses cousines, nées respectivement en 2007 et 2012, pendant de nombreuses années, parfois avec violence, en utilisant des méthodes telles que des pincements, gifles ou coups de poing, parfois même sous des menaces de mort.
Des camarades victimes de ses actes
En 2022, alors qu'il fréquente le lycée, une camarade rapporte avoir été suivie et agressée, subissant des attouchements contraints. L'année suivante, il aurait profité du sommeil d'une autre camarade pour lui imposer des caresses.
Trois de ses anciennes petites amies, nées entre 2005 et 2008, se sont également portées parties civiles. Elles dénoncent des violences et des rapports sexuels forcés, souvent sous contrainte ou menaces, y compris celle d'humilier les victimes en divulguant des photos compromettantes.
Les experts s'accordent à dire que ce milieu familial dysfonctionnel aurait contribué à développer chez l'accusé des comportements violents. L'enquête a révélé que dès son jeune âge, il avait des antécédents de violence à l'école, allant jusqu'à brandir un couteau.
D'après les constatations, l'accusé aurait progressivement plongé dans une consommation excessive de pornographie, ce qui soulève de nouvelles interrogations sur son état psychologique. Étonnamment, il nie toutes les accusations et affirme ne ressentir ni honte ni culpabilité.
Les professionnels de la santé mentale qui se sont penchés sur son cas notent une absence impressionnante d'empathie et soulignent un déni marqué des droits des autres, ce qui constitue des indicateurs precurseurs d'un trouble comportemental potentiellement grave. Ils appellent à une vigilance accrue dans son suivi.







