Gérald Darmanin, le garde des Sceaux, a convoqué tous les procureurs généraux au ministère de la Justice pour une réunion de travail prévue le lundi 8 juin à 8h30. Cette concertation vise à aborder la disparition tragique de Lyhanna, une collégienne de 11 ans, et à analyser les éventuels dysfonctionnements judiciaires associés à cette affaire.
La rencontre fait suite à la découverte d'un corps dont les vêtements sont similaires à ceux de Lyhanna, disparue depuis le 29 mai dans le Gers. Les circonstances de cette disparition soulèvent de vives préoccupations, notamment des critiques croissantes concernant les failles avérées de la justice. Nombre de voix s’élèvent pour dénoncer l'absence d'actions appropriées malgré plusieurs plaintes déposées contre le suspect identifié, qui n’a jamais été entendu par les autorités judiciaires.
Sacha Straub-Kahn, porte-parole du ministère, a affirmé que l'affaire constitue sans conteste un "constat d'échec" pour le système judiciaire. Les experts s'interrogent sur les mesures de protection des enfants au sein de ce même système. Comme l'indique un rapport de Franceinfo, la vulnérabilité desMineurs devrait inciter à une réforme en profondeur des procédures judiciaires.
Une enquête administrative et un état des lieux
Pour répondre à ces préoccupations, une enquête administrative a été lancée par le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, en collaboration avec Gérald Darmanin. L’objectif est de réaliser un état des lieux urgent des procédures concernant les agressions sexuelles sur mineurs et de mettre en lumière les dysfonctionnements dans le traitement des plaintes. Ce rapport, qui doit être rendu public, suscite une attente significative au sein de l'opinion publique.
La direction de la gendarmerie a récemment présenté un rapport interne, relayé par Le Parisien, préconisant des révisions sur la manière dont sont gérées les plaintes en matière d'agressions sexuelles, surtout celles visant des mineurs. L'aggravation des critiques à l'encontre du système judiciaire souligne l’urgence de réévaluer les procédures en place pour garantir la sécurité des enfants.







