Récemment, un vaste coup de filet a permis de démanteler un réseau de blanchiment d’argent acteur d’un trafic international entre la France, la Belgique et la Mauritanie. Annoncée par la police française, cette opération a conduit à l'arrestation de quinze individus ainsi qu'à la saisie de 50 kg de cocaïne et près de 8 millions d'euros d'avoirs criminels.
Selon les informations fournies par la police nationale sur leur compte X en Gironde, ces arrestations sont le résultat d'une enquête démarrée en 2025. Les investigations ont révélé que des trafiquants girondins avaient des interactions régulières avec des collecteurs de nationalité mauritanienne, qui, à travers le réseau ferroviaire, parcouraient les grandes villes françaises, prétendant réaliser des achats de véhicules en utilisant des justificatifs de déclaration d’espèces en douane.
Ce système de collecte de fonds a pris de l’ampleur. D'après les estimations des enquêteurs de l'Office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF) et de la police judiciaire fédérale belge, les transferts d'argent depuis la Mauritanie vers la Belgique auraient atteint jusqu'à 24 millions d'euros en seulement huit mois. Une entreprise de vente de véhicules à Bruxelles a été identifiée comme une des principales zones de blanchiment, déposant plus de 7,9 millions d'euros en espèces sur ses comptes.
Les opérations menées les 5 et 6 juin en France, notamment à Massy et Alfortville, ont permis de saisir 500 000 euros en espèces ainsi que plusieurs stupéfiants.
Procédures judiciaires en cours
Dans le cadre de cette affaire, deux collecteurs ont été mis en examen et placés en détention, tandis qu'en Belgique, des suspects sont également inculpés, dont certains ont été libérés sous caution. La recherche se poursuit pour un cinquième individu, présumé organisateur de l'ensemble de l'opération, actuellement localisé en Mauritanie. Ce genre d'opération met en lumière l’importance de la coopération internationale dans la lutte contre les réseaux criminels, comme le souligne un expert du narcotrafic interrogé par France 24 : "Une collaboration étroite entre les pays est essentielle pour étouffer ces circuits de blanchiment d'argent qui gangrènent notre société."







